Santé: Quand le système se renforce sur le dos de la solidarité

Publié le par Le Mendiant

Ce que dit la presse :

Ce substitut à l’héroïne fait l’objet de trafics à l’échelle internationale sur le dos de la Sécurité sociale. […] Le cours du Subutex au marché noir est d’1,50 euros le comprimé, soit deux fois moins cher qu’en pharmacie. Mais comme les revendeurs sont en général titulaires de la CMU, c’est tout bénef ! Près de 40% des prescriptions en Ile-de-France seraient ainsi détournées. […] Le dernier trafic en date implique 24 personnes – médecins, pharmaciens, dealers – et a coûté au bas mot 500 000 euros à l’assurance maladie.

Source : Comment la planète se shoote au Subutex français,  Marianne N°527, 26 mai 2007, p. 31


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Commentaires du Mendiant :

Le système trouvera décidément toujours un moyen de monnayer et d’exploiter la solidarité nationale… Si la gratuité se met à coûter trop cher à la collectivité, on abandonnera peut-être complètement ce concept d’un autre âge…

La CMU est une belle idée mais de tels abus poussent à s’interroger sur son mode de fonctionnement et l’irresponsabilité que l’entière gratuité des soins et des médicaments génère. 

Il ne devrait pas s'agir de garantir 100% de remboursement sans avoir à sortir le moindre centime mais de garantir que 100% des malades pourront être soignés le plus naturellement possible pour un coût en adéquation avec les moyens du malade, fut-il marginal.

Les médicaments ne sont pas des substances anodines et, business/arnaque ou pas, ils ne devraient pas être trop facilement distribués. Si tel était le cas, si le gouvernement ne cédait pas aussi facilement à la pression des labos, les français ne seraient probablement pas les premiers drogués de la planète !  Faire payer une partie du coût des médicaments permettrait aussi de mettre les petites gélules en concurrence avec les solutions naturelles qui elles, déremboursement oblige, sont toujours payantes !  Indirectement, la gratuité des médicaments garantie donc la pérennité d’un système qui s’attaque aux symptômes plutôt qu’aux causes, qui fragilise le système immunitaire plutôt qu’il ne le renforce.

On pourrait enfin s’interroger sur la gabegie d’un système qui distribue ses médicaments par boîtes entières là où la Grande Bretagne, par exemple, distribue ses médicaments pilule par pilule : si j’ai besoin d’un comprimé par jour pendant une semaine, j’obtiens 7 comprimés et non une boîte de 30 !

Quelques pistes de Consomm’Action :
 
Le mieux est encore, vous en conviendrez, de ne pas tomber malade. Certes, avec le système actuel, vous en avez le droit et vous pouvez même vous le permettre toutes les semaines si vous le désirez. Une société de malades est excellente pour le business !  Vous voulez être bien portants ?  Eloignez-vous alors le plus possible des médicaments. Leur gratuité n’est pas souvent gage de qualité !


Le Mendiant
Le pire n’est pas une fatalité. Parlez-en autour de vous…


Santé: Quand le système se renforce sur le dos de la solidarité 2007 © Benoît Saint Girons
Photo: Hong Kong street, 2003 © Benoît Saint Girons

Publié dans - scandales santé

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newsroom 18/06/2007 14:24

Excellente initiative, bravo et bonne continuation!! C'est vrai que vous collez à merveille avec l'actualité !!La vague bleue annoncée n'est donc qu'une vaguelette. Les estimations se sont révélées erronées.Si l'actualité vous intéresse, vous la retrouverez traitée simplement et de façon complète sur http://newsroom.zeblog.com/. Nous vous attendons!