Pollutions: 20 millions de réfugiés écologiques

Publié le par Le Mendiant

Annonce:

Le scandale qui suit marquera la fin de ma première série... L’été est là, le soleil perce (de temps en temps) et les oiseaux gazouillent… Pas vraiment le cœur à piocher dans les scandales du système… Trop de misère, trop de ras-le-bol finissent par monter à la tête...
 
Est-ce à dire qu’il n’y aura rien cet été sur le blog du Mendiant ?  Que nenni! 

En juillet, dès lundi, je vous proposerai rien de moins que mon dernier conte à rebours: De l’air !  Ce petit conte écologique, dans le style du conte Le Mendiant et le Milliardaire (toujours disponible en librairie), vous distraira (en tout cas je l’espère) tout en abordant de front la plupart des problèmes écologiques.  Il y aura donc encore des scandales à la pelle!

En août, le programme reste ouvert. Sans doute une sélection d’anciens scandales revisités, agrémentés de quelques nouveautés. Ou alors une sélection d’extraits de mes anciens livres…

Excellent été à toutes et à tous !

Le Mendiant
Le pire n’est pas une fatalité. Parlez-en autour de vous…



Et maintenant, le scandale du jour:


Ce que dit la presse :

Dans un article sur le changement climatique, l’expert Saleemul Huq rappelle que, « dans le passé, les inondations pouvaient être considérées comme l’œuvre de Dieu (ou de la nature). Mais, dans l’avenir, elles seront aussi, du moins en partie, l’œuvre de l’homme. » […] Si la montée des eaux correspond bien aux quelques 88 ou 80 centimètres prédits par divers modèles 20% du territoire du Bangladesh s’enfoncerait sous l’eau et plus de 20 millions d’habitants devraient être déplacés. […] « Les Etats-Unis produisent 22% des émissions de CO2 et pourtant c’est le Bangladesh qui va le plus souffrir de l’effet de serre et des changements climatiques. Il serait normal qu’ils collaborent à notre plan d’urgence ; c’est même leur devoir. » (Mizan Khan, le président du département des sciences et de la gestion environnementale de l’université Nord-Sud)

Source : Les sept plaies climatiques du Bangladesh, Courrier International N°867, 14 juin 2007, p. 57, Nader Rahman, The Daily Star, Dacca.


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Commentaires du Mendiant :

Qu’allons nous faire de ces 20 millions de réfugiés écologiques ?  Leur offrir une juste place dans nos sociétés afin qu’ils puissent polluer à leur tour ?  Leur construire de jolies maisons sur pilotis et leur offrir des pirogues ?

Dans le passé, les occidentaux venaient piller les terres des indiens. « Nous savons que l'homme blanc ne comprend pas nos mœurs. Une parcelle de terre ressemble pour lui à la suivante, car c'est un étranger qui arrive dans la nuit et prend à la terre ce dont il a besoin. La terre n'est pas son frère, mais son ennemi, et lorsqu'il l'a conquise, il va plus loin. […] Il traite sa mère, la terre, et son frère, le ciel, comme des choses à acheter, piller, vendre comme les moutons ou les perles brillantes. Son appétit dévorera la terre et ne laissera derrière lui qu'un désert. » écrivait ainsi le Chef indien Seattle, en 1884, au président des Etats Unis Grover Cleveland.

Aujourd’hui, nous n’avons même plus besoin de nous déplacer : il nous suffit de consommer sans retenu…


Le Mendiant
Le pire n’est pas une fatalité. Parlez-en autour de vous…

Pollutions: 20 millions de réfugiés écologiques
2007 © Benoît Saint Girons
Photo: Shaolin friends, China, 1998 © Benoît Saint Giron

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