L'aliment'Action: Foodamentalisme contre additifs...

Publié le par Le Mendiant

"Foodamentalisme" contre additifs…

Les règles de nutrition changent sans arrêt ! Chaque jour donne naissance à une nouvelle méthode, basée sur des révélations scientifiques plus ou moins bien extrapolées. Chaque semaine, des règles anciennes sont remises en cause. Et chaque mois, les magazines féminins proposent le dernier régime miracle. Difficile de s’y retrouver alors que même les nutritionnistes ne s’accordent pas sur les détails…

 

Rappelons que chacun possède son propre métabolisme et que ce qui est vrai pour l’un ne le sera pas forcément pour l’autre. De plus, les combinaisons entre les différents aliments et les interactions avec notre organisme sont loin d’avoir fait l’objet d’études exhaustives : nous ne sommes pas encore au bout de nos surprises…

 

« Que ta nourriture soit ton médicament et ton médicament ta nourriture » recommandait Hippocrate. Certes, mais le plaisir de la table a également son importance et avaler des pilules n’a vraiment rien de réjouissant. De même qu’avec la santé, il ne faudrait donc pas tomber dans le « foodamentalisme » et stresser en face de son assiette.

 

Même si la viande n’est pas en soi indispensable à l’organisme, nous n’irons donc pas jusqu’à vous suggérer de devenir végétaliens : cela supposerait de bonnes connaissances en nutrition de manière à ne pas créer de carences en protéines, minéraux et vitamines. De même, la grande majorité des aliments que nous consommons, à défaut d’être bons pour la santé, ne sont heureusement pas nocifs en soi. Tout est question de dosage : « Tout est poison, rien n’est poison » disait Paracelse. Le café et le coca-cola étaient des médicaments à la base ! C’est notre surconsommation qui les rend dangereux.

 

 Dessin Jean Philippe Combaz pour Satoriz

 

Ceci étant rappelé, certains additifs alimentaires sont clairement déconseillés. Ils sont pourtant couramment utilisés dans l’industrie agro-alimentaire. Citons, parmi ceux-ci :

Les arômes artificiels (désignés sur l’étiquette sous le terme « arômes » sans autres précisions) E. Schlosser : « Les aliments sont tellement traités, déshydratés, malaxés qu’ils perdent toute saveur. On y ajoute donc des éléments chimiques. Il y a une usine immense, à Dayton, qui ne fait que ça : des arômes. On y fabrique le goût de la viande, le goût de la sauce, des additifs en tout genre. […] Dans un banal milk-shake fraise, on compte 50 produits chimiques. » (Fast Food Nation)

 Les exhausteurs de goût d’origine synthétique (les codes E 620 à E 625), suspectés d’être à l’origine de troubles digestifs et neurologiques. Parmi ces derniers, le célèbre E621, plus connu sous le nom de glutamate monosodique ou monosodium (GSM en français, MSG en anglais). Cet additifs qui, selon Corinne Gouget, « peut rendre aussi dépendant que la nicotine ou que certaines drogues » est présent dans quasiment tous les aliments industriels sous diverses appellations (protéines ou graisses hydrolisées ou hydrogénées, gélatines, caséinate de sodium ou de calcium, protéines texturées, extraits de levure,…) Outre l’augmentation des prises alimentaires induisant l’obésité (le GSM serait utilisé par les scientifiques pour rendre les rats de laboratoire obèses !), il est le premier responsable du « syndrome des restaurants chinois » qui se traduit par des nausées et des vomissements. On lui attribue également des cas d’allergies et une aggravation des symptômes de l’asthme et certains chercheurs lient la surconsommation de glutamate aux maladies de Parkinson et d’Alzheimer.

 

 Les colorants : leur classification va de E100 à E181 et, à l’exception de quelques uns, ils sont tous considérés comme problématique. Les risques vont de l’hyperactivité aux cancers en passant par les maux d’estomac, l’asthme, les nausées ou l’urticaire.

 

 Les conservateurs vont de E200 à E297 et sont aussi quasiment tous à éviter. Les produits sans conservateurs doivent être consommés plus rapidement mais garantissent

 

 Les antioxydants (E300 à E337) sont moins problématiques, à l’exception des E310 à E321. Ces deux derniers sont très présents dans les soupes, purées et chewing-gums.

Les édulcorants synthétiques, dont le fameux Aspartame (E 951) qui, selon le Dr H.J. Roberts est un « véritable poison » et, selon Corinne Gouget, « l'additif le plus dangereux au monde! »

 

 Le sel est nécessaire à la vie mais à petite dose. Selon l’Académie de médecine, nos besoins n’excèdent pas 3 g de sel par jour. Or, l’apport moyen en France serait de 9 à 10 g par jour et 80% proviendrait des plats cuisinés. Là, le sel aide à compenser la fadeur ou la piètre qualité des aliments (exhausteur de goût) et à retenir l’eau afin de « gonfler » la masse du produit.

 Les acides gras trans résultant d’une hydrogénation industrielle qui permet de transformer les graisses insaturées, fragiles, et en général liquides à température ambiante, en une graisse semi-solide, comme la margarine. Ce ne sont pas à proprement parlé des additifs puisqu'ils sont sont naturellement présents jusqu’à 5%, voire 6 ou 7% dans les graisses et viandes animales, mais ils sont aussi cachés dans de très nombreux aliments ou ingrédients industriels. Les gras « trans » augmentent le taux de mauvais cholestérol dans le sang. Des études les accusent d’êtres cancérigènes et de favoriser les maladies cardiaques. (Quelle Santé, En 2007, je passe au bio, Amel Bouvyer, Janvier 2007)

 

Pour plus de détails sur les additifs à éviter, on se réfèrera au petit livre de Corinne Gouget : Additifs alimentaires, qui les passe un par un en revue avec un code couleur en fonction de la dangerosité. Le livre Toxiques alimentaires de Marie Langre et Dr Maurice Rabache est également recommandé.

 

Sans tomber dans la paranoïa, la sagesse culinaire voudrait donc que l’on apprenne à lire les étiquettes plutôt qu’à s’en remettre aux slogans de la pub. Vous ne comprenez pas un terme utilisé ? C’est mauvais signe ! Le principe de précaution suggèrerait de le reposer délicatement en rayon (et de se laver les mains)

 

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