Le Mendiant: Les règles du jeu de la société

Publié le par Le Mendiant

Les règles du jeu de la société

Dialogue entre le Mendiant et le riche Jean-Jacques
(Extrait du conte Le Mendiant et le Milliardaire de Benoît Saint Girons, Editions Jouvence)


[…]

– Mais s’il y a un cadre, il n’y a plus de liberté !
– Cette erreur d’appréciation est à la base du malaise actuel. Nous avons donné bien trop d’importance à ce mot, nous l’avons conjugué à toutes les formes de l’individualisme, en oubliant que notre liberté devait aller de pair avec celle des autres.  Ensuite, nous avons confondu liberté et absence de règles alors que la liberté exige au contraire le respect des règles. Que dirais-tu de jouer à un jeu de société sans règles du jeu ?
– Cela n’aurait aucun intérêt !
– Eh bien, il en va de même dans le grand jeu de la société : les règles et les lois nous rappellent que nous jouons à plusieurs.
– Mais qu’il n’y aura qu’un seul gagnant…
Il n’y a pas un gagnant lorsque l’on joue, il n’y a alors que des gagnants : ceux qui ont pris du plaisir avec et non pas contre les autres. Mais cela aussi nous avons tendance à l’oublier : nous jouons de nos jours bien trop sérieusement ! Obnubilés par la réussite et la performance, nous sommes devenus mauvais joueurs. Le système demande à l’homme de se comporter comme un ordinateur qui ne planterait jamais et irait toujours plus vite. Pas étonnant que les virus se multiplient !
– Il y a de toute évidence un problème de logiciel…
Je dirais plutôt d’incompatibilités, entre ce que nous sommes et ce que nous montrons, entre ce que nous aimons et ce que nous faisons…
– Il faudrait expliquer cela aux malheureux.
– Oui, mais attention à ne pas oublier les vertus de la tolérance : quelqu’un n’acceptera de changer qu’à la lumière de ses propres raisonnements. Tu peux l’aider à y voir plus clair mais, s’il ne t’a rien demandé, tu ne dois rien attendre de lui en retour.

[…]

Le Mendiant
Le pire n’est pas une fatalité. Parlez-en autour de vous…

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