Alimentation: Les pubs de la malbouffe

Publié le par Le Mendiant

1 SCANDALE PAR JOUR: Alimentation


Les pubs de la malbouffe


Ce que dit la presse :

 

« Aux dires des experts bruxellois, la publicité commerciale n’inciterait pas plus que ça les bambins à craquer pour des sucres trop gras, trop salés ou trop sucrés. On se demande bien pourquoi l’industrie agroalimentaire continue alors à engloutir des sommes aussi faramineuses dans la publicité télévisée (1,4 milliard en 2004) ! Seule arme à la disposition des Français pour lutter contre la malbouffe : la loi de santé publique 2004. Or, cette dernière aura dû attendre près de trois ans pour que soient enfin publiés les décrets d’application portant sur son volet pub, l’Association nationale des industries alimentaires (Ania) n’ayant pas lésiné sur le lobbying pour éviter d’avoir à s’inquiéter d’éthique nutritionnelle. […] Quant à ceux qui refuseraient de s’acquitter de ce message pédagogique [faire du sport ou manger des fruits et légumes], ils ne devront payer que 1,5% du montant de leurs dépenses publicitaires […] Autant dire, une broutille. […] Demandez aux 8-12 ans de vous décrire leur repas dominical rêvé : ils seront 56% à plébisciter le fast-food. Après « la fabrique des crétins », l’usine à obèses. […] Seulement 11% des pubs concernent des produits ayant un intérêt nutritionnel réel. »

Source : Les enfants et la télé : bonjour les dégâts alimentaires, Marianne N°509, 20 janvier 2007, Isabelle Saporta, p. 80    www.marianne-en-ligne.fr

Commentaires du Mendiant :

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : la pub à la télé est évidemment rentable pour les industriels  et pour une raison simple : les enfants, facilement influençables, sont d’excellents prescripteurs dans les supermarchés!  Les parents sont d’autant plus incités à « céder » à leurs bambins que les packaging se parent désormais de vertus nutritionnelles, plus fantaisistes les unes que les autres. Mais le matraquage fait son effet : ne pas acheter les céréales X ou le goûter Y ferait presque passer pour de mauvais parents ! 

Le problème est que la qualité n’est pas souvent au rendez-vous et que, comme l’a révélé une étude de Que Choisir 89% des pubs visant les enfants concernent des produits gras ou très sucrés. Le message pédagogique obligatoire sera-t-il efficace ?  Bien sûr que non mais il donnera bonne conscience à bon compte aux annonceurs ! 

Comment voulez-vous en effet que les enfants perçoivent le sens caché du message à savoir : « Le produit dont je te parle n’est pas très sain mais le gouvernement m’autorise à le promouvoir dans ton temps de cerveau disponible pour autant que je te rappelle qu’il faille faire du sport… »  Une fois de plus, le gouvernement s’est rabaissé devant le lobby de la malbouffe. Inévitable ?  Non. En Angleterre, ce type de pub a était tout simplement interdit des émissions enfantines…

Quelques pistes de Consomm’Action :

S’il est peut-être difficile d’expliquer aux enfants que les publicités sont manipulatrices et que « plus un produit est mauvais, plus il aura besoin d’un matraquage télé », on peut toujours, avec l’enfant, examiner de plus près la composition des produits :  « Tiens, tu vois, ce produit est mauvais ! On va prendre un produit qui n’a pas tous ces ingrédients chimiques »  Les courses deviennent alors une « chasse au trésor » et l’enfant est responsabilisé.  Plus radical : faire ses courses dans un magasin bio. Tous les produits ont déjà été sélectionnés et il y a moins de tentations !  Encore plus radical : se passer de télé et gagner en liberté ?

Le Mendiant
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