Business: Le marketing rend-il con ?

Publié le par Le Mendiant

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Le marketing rend-il con ?

Ce que dit la presse :

« Sous ses quelques grammes de métal, se cache le plus beau hold-up de l’histoire du marketing. […] une monodose égoïste, jetable et non recyclable, résolument « clientèle captive » (compatibilité avec les autres machines ? nulle), hors de prix […] Ici, le signifiant rejoint le signifié : cherté du produit, addiction maximale, difficulté de l’approvisionnement, c’est clair, c’est de la drogue légale. Mais quand, de retour chez le dealer, oups, de la boutique-club, je glisse une capsule […] dans mon perco, ma doxa frétille de joie ; c’est bon-bon de se savoir bobo. »

Source : Mythologies 2007 : La capsule [censuré], Le Nouvel Observateur N°2210, 15 mars 2007, Alix Girod de l’Ain, p.115

Commentaires du Mendiant :

C’est bon-bon de se savoir bêbête ? Si au moins ce café, à 62 euros le kilo, était vraiment bon… Raté : : il faut mettre du sucre pour masquer l’amertume !  Ces capsules représentent peut-être le haut de gamme des monodoses pour expresso mais elles ne soutiennent pas la comparaison avec certains cafés en grain du commerce (test de Que Choisir d’avril 2007)… sans parler des grands crus des torréfacteurs.

C’est donc bien le hold-up du siècle : faire croire à une qualité supérieure ce qui n’est en réalité qu’un café industriel et vendre à prix d’or de l’emballage et du prestige… Ce qui n’empêche pas, pendant ce temps, des petits producteurs de café de vendre souvent à perte leur production…

Et pour couronner le tout, ces capsules polluent : en aluminium, elles représentent une masse de déchets rapportés à la tasse seize fois plus importante que les cafés moulus. Vraiment pas de quoi frimer… Monsieur Clooney !


Quelques pistes de Consomm’Action :

Poussez la porte de n’importe quel torréfacteur de quartier et il vous procurera un café bien plus satisfaisant (sans amertume) et de vrais grands crus pour un coût modique… Evidemment, ce café n’aura pas d’emballage hi-tech, pas de mousse et devra être préparé (un comble !) dans une banale cafetière à pression… Difficile de frimer avec devant ses amis, qui de toute façon ne connaissent généralement rien non plus au café de qualité… Mais n’est-ce pas cela le vrai luxe : ne pas faire comme tout le monde et se méfier de la mode ?

Le Mendiant
Le pire n’est pas une fatalité. Parlez-en autour de vous…

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