Exploitation: Les pneus de la honte

Publié le par Le Mendiant

1 SCANDALE PAR JOUR : Exploitation


Les pneus de la honte


Ce que dit la presse :

« Les ouvriers sont logés sur le site. Les superbes villas avec golf et tennis sont réservées aux cadres. Les ouvriers s’entassent dans des baraques sans eau courante ni électricité. […] Au-delà des conditions de travail largement dénoncées par l’ONG Samfu, dénonçant, entre autres, le travail des enfants, le téléspectateur n’est pas au bout de ses surprises. L’usine située sur les rives de la Farmington [au Libéria] laisse échapper, en toute impunité, ses divers produits toxiques dans le cours d’eau. […] Les maladies se multiplient chez les pêcheurs qui exploitent ces eaux plus que douteuses. D’anciens ouvriers de l’usine [Américaine fabricante de pneus] ont également perdu la vue après avoir été en contact quotidien de produits chimiques.»

Sources : La jungle du business, Téléobs N°2207, 22 février 2007, Marco Mosca, p.43 / Magazine « Envoyé spécial » : « Les Forçats du caoutchouc », France 2, 1er mars, 20h50


Commentaires du Mendiant :

Les mauvaises habitudes du temps colonial ressurgiraient-elles ?  A moins qu’elles n’aient jamais complètement disparues... Dernière preuve en date, ce reportage sur une usine de caoutchouc au Libéria, propriété d’un leader américain des pneumatique qui s’est de toute évidence trompé de siècle…

Que les ouvriers soient entassés dans des baraques proche de leur lieu de travail passe encore: on ne peut pas construire des maisons à tout le monde et les HLM de certains de nos quartiers ne sont pas non plus très reluisants… insécurité en prime !

Pas d’électricité ?  Le patron veut peut-être éviter qu’ils ne fantasment trop avec la télévision… A trop rêver devant l’opulence de l’Occident véhiculée par les feuilletons américains, ils pourraient avoir envie d’émigrer aux Etats-Unis…

Pas d’eau courante ?  Sans électricité, les risques d’électrocution étaient pourtant réduits… Non, de toute évidence, il ne s’agit bien là d’une variante moderne de l’esclavage. 

La preuve avec la pollution du site : les maladies se multiplient chez les pêcheurs des villages alentours et tout le monde reste bien pauvre et misérable, obligés de travailler encore et toujours pour un salaire de misère pour les saigneurs occidentaux.  Tout bénéfice !

Quelques pistes de Consomm’Action :

Rouler sans pneus ?  Nous pouvons au moins les sélectionner avec soin : toutes les entreprises de pneumatiques n’abusent certainement pas autant de leur main d’œuvre et des besoins en devise des pays qui les accueillent… Toutes polluent, c’est évident, et utilisent des matières chimiques dangereuses, cela va de soi pour un produit dérivé du pétrole, mais il doit bien s’en trouver certaines pour respecter un code de déontologie minimum. Pour plus d’information, voir le site de l’ONG Samfu qui dénonce les agissements de cette multinationale irresponsable : www.samfu.org

Le Mendiant
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