Système: Les « écotartufes » du développement durable

Publié le par Le Mendiant

1 SCANDALE PAR JOUR : Business / Système

Les « écotartufes » du développement durable


Ce que dit la presse :

"Les entreprises ont décelé la niche marketing et commencé à mettre sur les marché des produits verts pour se diversifier. […] Mais la plupart du temps, cela se résume à ce que l’on appelle dans le jargon le greenwashing. Ça a la couleur du développement durable, ça ressemble à du développement durable mais… ce n’est pas du développement durable ! "

Sources : Quand le consommateur a rendez-vous avec la Terre, Marianne N°519, 31 mars 2007, Anne-Sophie Michat, p.94


Commentaires du Mendiant :

Depuis la nuit des temps, les commerçants ont essayé de s’attirer la sympathie de leur clientèle : c’est à qui avait le plus beau présentoir, le plus de bagou… ou, déjà, les plus bas prix !

Aujourd’hui, aucune société ne peut se permettre d’apparaître comme polluante ou antisociale. Cela tombe bien car nombre d’associations ou d’ONG, se chargent, moyennant finance, de redorer le blason de toute entreprise (qui en a les moyens) : l’ONU promet ainsi aux multinationales d’œuvrer pour la croissance économique et exclut de son système de label les sociétés de moins de 10 personnes…

Bref, le vert est à la mode. Mais, comme le dit le botaniste Jean-Marie Pelt dans le même magazine : « En consultant les rapports des multinationales et de multiples entreprises, j’ai eu souvent le sentiment que le développement durable était pareil à un enduit de peinture verte appliqué sur des murs vermoulus qu’on ne voulait pas voir tomber ! »

Et si le développement durable était au moins la panacée…  Même pas !  « Le développement durable, tel qu’il est le plus souvent invoqué, déploie un éventail de gadgets qui sont autant de cache-misère. Ainsi n’est-il que rarement conçu comme le souci humaniste des générations futures, mais le plus souvent comme une échappatoire. On attend surtout de lui qu’il préserve, pour un temps, la durabilité d’un développement plus quantitatif que qualitatif, technique et financier, défini par l’objectif du « toujours plus », au prix d’aménagements mineurs. » précise le généticien Axel Kahn.

Pour résumé : les entreprises se voient offrir de jolis pinceaux pour cacher les tâches de leurs business mais oublient au passage que la plupart de la peinture verte disponible n’a absolument rien d’écologique.

Ce n’est pas de marketing dont la planète a besoin, ni de croissance durable, mais de bon sens et de raison. Comment peut-on prôner une croissance infinie sur une planète finie ?


Quelques pistes de Consomm’Action :

Vous en avez assez d’entendre partout parler de développement durable, notamment par les plus gros pollueurs de la planète ?  La seule solution à cette pathologie est de s’abonner au magazine La Décroissance, le journal de la joie de vivre. Bon, ce n’est pas toujours la joie, vu que les plumes y sont plutôt acérées à l’égard de tous les « Ecotartufes » mais c’est sans contexte un bon bol d’air intellectuel dans cet océan de pollutions de l’esprit… www.decroissance.org

 


Le Mendiant
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