Exploitation: Des portables pas sortables

Publié le par Le Mendiant

1 SCANDALE PAR JOUR : Exploitation

Des portables pas sortables

Ce que dit la presse :

"Le bilan sur le terrain demeure accablant. […] Plus de la moitié des manufactures chinoises ne versent pas à leurs employés le salaire minimal en vigueur et, comme ailleurs, les heures supplémentaires ne sont pas payées comme telles. Pire, plus de 200 adolescents de moins de 16 ans travaillent sur le site chinois de [censuré] qui produit des accessoires pour [de grandes marques de l’informatique]. […] De nombreux ouvriers souffrent ainsi de troubles pulmonaires, visuels ou sanguins graves. Sans compter la fatigue liée à des semaines de 84 heures (sic) de labeur, à l’origine de beaucoup de blessures."

 

Sources : Des esclaves derrière le disque dur, Que Choisir N°448, Mai 2007, Michel Ebran avec Cédric Morin, p. 16

Commentaires du Mendiant :

Et l’on s’étonne encore que les prix des ordinateurs portables ont tellement baissés ?  Et l’on s’étonne encore que la qualité n’est plus ce qu’elle était ?  Lorsqu’un portable tombe en panne au bout de 13 mois et que le service de réparation du constructeur demande 700 euros au minimum pour se pencher dessus, on paye ou on s’en paye un autre ?

Et le vieil ordinateur, on en fait quoi ?  Mais on le réexpédie là bas pardi ! On en va quand même pas conserver nos déchets électroniques chez nous !  80% des détritus électroniques produits dans le monde (notamment les vieux ordinateurs) finiraient ainsi en Chine, où leurs composants toxiques polluent sols et cours d’eau et contaminent la population vivant à proximité des dépotoirs…

Quelques pistes de Consomm’Action :

Privilégier les fabricants qui offrent deux ans minimum de garantie et qui s’engagent sur les conditions de travail de leurs  centres de production et de ceux de leurs fournisseurs. Il n’y en a malheureusement pas beaucoup…

Et évidemment, si votre ordinateur tourne encore, conservez-le !  Avoir toujours le dernier cris ne fait plaisir qu’aux fabricants…


Le Mendiant
Le pire n’est pas une fatalité. Parlez-en autour de vous…

Commenter cet article