Exploitation: La pression tue

Publié le par Le Mendiant

1 SCANDALE PAR JOUR : Exploitation


La pression tue

Ce que dit la presse :


Chaque jour en France une personne se tue à cause du travail. Ou, plus exactement, des relations dans l’entreprise. […] On meurt de la pression quotidienne, de l’obligation de résultat et de la compétition interne. L’entreprise est une divinité, et son culte se présente comme une compétition permanente. Il faut tuer les concurrents extérieurs sur les marchés, et, pour y parvenir, il est essentiel d’éliminer de la boîte les rivaux et les incapables. C’est moderne. L’idée d’une solidarité entre les salariés passe, elle, pour ringarde, le syndicalisme relève de l’archaïsme, toute défense des avantages sociaux sera traitée en crime économique.

 

Source : Le travail tue, Marianne N°517, 17 mars 2007, Guy Konopnicki, p. 13


Commentaires du Mendiant :

Que voulez-vous ma brave dame, c’est le paradigme de la loi de la jungle qui plait tant aux puissants (dossier de la semaine dernière) !

Tant que l’on portera au pinacle des patrons « Costs Killers », des tueurs de coûts (voir l’article d’hier sur les dangers des bas prix), il y en aura forcément pour se transformer en tueurs tout court  lorsque des salariés se suicideront…

C’est ce qui s’est passé dernièrement à l’usine de Guyancourt. Comme le dit un représentant de la CFDT, les suicides sont la partie émergée de l’iceberg : pour un suicide, combien de dépressions, de burn-out, de crises de nerf, de stress latent… Le stress est déjà la première cause d’arrêt maladie en France !

Dépression pour cause de trop de pression ?  Il y a en effet une limite à ce que l’on peut « prendre sur soi » avant d’éclater. Il y a du stress positif, qui fait avancer et un stress insidieux, latent, permanent, proche de la peur, qui sape l’énergie et la santé.

A se demander pourquoi des salariés acceptent de telles conditions de travail… Comme s’ils avaient le choix !  Avec un taux de chômage aussi  élevé, un taux d’endettement des ménages record et la menace permanente des délocalisations si l’on ne travaille pas mieux pour un salaire toujours au plus bas, de nombreux salariés n’ont d’autre choix que de se transformer en petits soldats du capitalisme bien dociles… jusqu’au point de non retour…

 

Le Mendiant
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