Pollutions: Le coût de la croissance

Publié le par Le Mendiant

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Le coût de la croissance


Ce que dit la presse :

La barrière de corail de Nouvelle-Calédonie – 1 600 kilomètres de longueur, la deuxième du monde après celle d’Australie – pourrait être endommagée par l’ouverture d’une nouvelle mine de nickel. Depuis un siècle et demi, l’extraction de ce minerai […] contribue largement au développement économique de l’île. Mais elle œuvre aussi à sa dégradation : décapage des sols, tombereaux de terre déversés dans les eaux turquoise du Pacifique, perturbation des mammifères marins, etc. […] Une usine de production d’acide sulfurique, une centrale thermique au charbon, un port industriel […] devraient ainsi ouvrir leurs portes dans ce coin de Kanaky aux plantes précieuses – 8 espèces sur 10 ne poussent que là, dont le palmier le plus rare du monde.

Sources : Corail en péril, L’Express, 12 avril 2007, Marion Festraëts, p. 97

Commentaires du Mendiant :

C’est la sempiternelle question : jusqu’où le développement économique ne doit-il pas aller trop loin ? 

L’explosion du coût des matières premières entraîne, partout dans le monde, de nouveaux projets d’exploitation des ressources terrestres : ce qui était trop coûteux devient désormais rentable. Alors on fore de plus en plus profond, on pousse jusqu’au Groenland (vive la fonte des glaces !), on invente de nouveaux procédés polluants pour exploiter tous les filons (voir l’article "Pire que le pétrole : le pétrole")

Que peut faire la planète contre le fléau de l’avidité humaine, la course continuelle à la croissance ?  Pas un candidat à l’élection pour rappeler cette vérité toute bête : il ne peut y avoir de croissance infinie dans un monde fini !  Non, officiellement, la croissance est glorieuse et bénéfique et elle seule permettra le plein emploi et le bonheur de toutes les civilisations… On a l’impression d’entendre Gordon Gecko dans Wall Street : « Greed is good, greed works… »

Et bien non!  La croissance tout azimut ne fonctionne pas et elle travaille souvent au détriment des peuples !  Demandons donc aux indiens d’Amérique s’ils sont content du développement économique des Etats-Unis ?  Demandons aux petits pécheurs s’ils sont content de la pèche industrielle ?

Oh, bien sûr, il y a maintenant cette formidable notion de « développement durable » : se donner bonne conscience pour continuer de croître et d’exploiter la planète…


Quelques pistes de Consomm’Action :

Passons donc, nous les nantis occidentaux, à la simplicité volontaire : dans le luxe et le superflu, on est riche de ce qu’on n’a pas !  Transformons le pouvoir d’achat en « vouloir d’achat » (JM Governatori):  face à toutes les manipulations, la volonté est le signe de la grandeur.  Enfin, n’oublions pas que la meilleure manière de préserver la planète, d’économiser son énergie, c’est encore de limiter sa pollution, sa consommation, son empreinte écologique. N’oublions jamais ce superbe proverbe indien : « La terre n'est pas un don de nos parents, ce sont nos enfants qui nous la prêtent. » 


Le Mendiant
Le pire n’est pas une fatalité. Parlez-en autour de vous…

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