Santé: Le choix de la santé ou de la maladie

Publié le par Le Mendiant

1 SCANDALE PAR JOUR : Santé

Le choix de la santé ou de la maladie

Ce que dit la presse :

Walter Georg Groddeck, un psychiatre allemand contemporain de Freud disait déjà : « Ce n’est pas le médecin qui vient à bout de la maladie mais le malade ». [….] A-t-on toujours envie de guérir ? La question peut paraître surprenante, mais il est fréquent que le patient se complaise dans la maladie, parce qu’elle lui permet d’être chouchouté par ses proches, ou parce qu’elle le débarrasse, pour un temps, de ses tracas quotidiens. […] Vouloir guérir aujourd’hui, ce n’est donc pas seulement faire un travail sur soi, c’est aussi éviter le piège tendu par cette médecine déshumanisée et obliger le médecin à expliquer, décrire, rassurer. En résumé, il faut briser la loi du silence, coutumière du « milieu » médical.

Source : Vouloir guérir, malgré la médecine, Pratiques de Santé N°67, 12 mai 2007, Dr Jean-Pierre Willem


Chine, 1994 © Benoît Saint Girons

Commentaires du Mendiant :

Sujets tabous par excellence : le malade qui ne souhaite pas vraiment guérir, la médecine allopathique qui ne souhaite pas vraiment soigner… Les deux y trouvent leur compte : une attention chez le premier, des patients réguliers chez la seconde (et des revenus pour les labos). Le statut quo arrange finalement beaucoup de monde…

Il serait pourtant grand temps de changer de point de vue.  Nous avons le choix. La maladie peut être considérée, soit comme une « Altération dans la santé… Etat de ce qui est gâté », soit comme une communication naturelle de mon organisme, une réaction naturelle à un déséquilibre. Nous pouvons à la moindre affection, soit nous précipiter chez le médecin et la trousse à pharmacie, soit ralentir un peu et faire confiance à la nature.  Nous avons le choix entre hurler « Ô mon Dieu que je suis malade ! » ou bien alors remercier notre organisme pour l’action qu’il est en train de mener. « Nous ne sommes pas là pour guérir de nos maladies, mais nos maladies sont là pour nous guérir » disait déjà Carl Gustav Jung.

Cette vision peut paraître choquante ou extrême vis-à-vis de certaines maladies car elle implique, non pas tant que nous sommes toujours coupables de nos maladies, mais plutôt que nous serons très souvent responsables de l’évolution de nos pathologies. Je peux prendre la petite pilule qui me soulagera jusqu’à la crise suivante ou bien m’interroger sur la provenance des symptômes et travailler en amont afin de me soigner en profondeur. Vision à court terme de la médecine allopathique contre philosophie de la santé holistique des thérapies alternatives. Faire le choix entre l’un ou l’autre des systèmes, c’est déjà choisir son niveau de santé et d’implication personnelle.

Le Mendiant
Le pire n’est pas une fatalité. Parlez-en autour de vous…

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MOB 04/06/2007 15:22

Un autre aspect de la maladie quand elle ne dit pas "je n'en peux plus"... est d'être un précieux auxiliaire de manipulation ! Un "malade" devient intouchable quaelque soit son attitude face à la loi, à sa famille, à la société. un malde peut ne rien respecter car lui seul a droit aurespect. Ce n'est pas un cas général bien sûr, mais une réalité de certains (les pervers narcissiques sont très forts avec la maladie-chantage).... quand la maladie est tabou.... il ne fait pas toujours bon être bien portant en face : avoir l'air d'aller bien devient suspect !!!Bon, c'était just epour rappeller ce détail !:-)