COUPS DE GUEULE

Samedi 22 septembre 2007 6 22 /09 /2007 06:00

COUPS DE GUEULE...

Il n’y a pas si longtemps, lorsque l’on avait terminé ses courses à l’hypermarché de la périphérie, on avait le choix entre la file d’attente la plus longue, la plus moyenne ou la plus courte, cette dernière ne se révélant pas toujours la plus rapide.

 

Aujourd’hui, avant de faire ce choix cornélien, il convient au préalable de repérer la caisse « autorisée ».

 

Subir le matraquage du marketing, se perdre dans les rayons et pousser un caddie en ferraille ne suffit donc plus à notre bonheur. Une fois en caisse, il faut encore montrer patte blanche pour avoir une « chance » de payer dans un laps de temps raisonnable.

 

Cette caisse-ci ?  Ah non Monsieur, désolé, c’est une «  Caisse Express », réservée à ceux qui feraient mieux de fréquenter le petit magasin de leur quartier… Celle là alors ?  Seulement si vous êtes membre du Club, voyons !  Êtes-vous « membre du Club » ? 

La dernière trouvaille, sans doute, pour flatter l’ego de CONsommateurs en mal de sensations fortes : la carte qui permet de sortir plus vite !  A se demander si  l’on ne devrait pas plutôt éviter d’entrer…

 

Le fait qu’il n’y ait personne à cette caisse n’empêche pas le malheureux « gardien » de réciter sa litanie : seulement si vous avez la carte… Et que faut-il faire pour l’avoir ?  « Il faut s’inscrire à l’accueil » 


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Ah, l’accueil !  L’un des derniers remparts d’humanité dans cet antre du consumérisme, le lieu de toutes les réclamations, de tous les échanges, de tous les questionnements métaphysiques,… La dernière étape avant la barrière automatique s’ouvrant sur le labyrinthe des tentations…

 

Il convient donc de s’enregistrer à l’accueil pour avoir le droit d’utiliser la caisse spéciale… L’occasion aussi sans doute d’être fiché une fois de plus et de recevoir toute sorte de sollicitations commerciales… Les « Membres du Club » doivent être gâtés…

 

Le plus amusant dans cette histoire ?  A cette caisse spéciale, ce sont les « Membres du Club » qui enregistrent eux-mêmes leurs articles !  Il faut donc une dérogation spéciale pour être caissière à la place de la caissière !

 

La logique néolibérale à son paroxysme : de (très) CONsommateurs sont prêts à s’enregistrer pour avoir le droit de travailler !  Et pourquoi ?  Pour grappiller quelques secondes !  Car si l’on accède de toute évidence plus rapidement au scanner, on met ensuite en moyenne trois fois plus de temps que la professionnelle pour rentrer tous ses articles… Gain de temps au final ? Néant mais on ressort avec la fierté de tout avoir fait soi même, « comme une pro »…

 

Pour chaque emploi créé en grande surface, de trois à cinq emplois ont été supprimés ailleurs, chez les fournisseurs pressurés ou dans les petits commerces. Ce n’était de toute évidence pas assez. Dorénavant, les clients sont aussi invités à faire le boulot de la caissière, en attendant les puces RFID (Radio frequency identification) qui permettront de scanner tout un caddie en une fraction de seconde…  Le rêve : pouvoir faire ses courses au pas de course sans aucun « bonjour » ou « au revoir » !   Vive le progrès !

 

Evidemment, un hyper sans humain permettra de distiller l’illusion de prix « encore plus bas ».  Voilà en effet belle lurette que la matière première des produits ne représente plus grand chose, de l’ordre de 5 à 10% du coût final… au détriment évidemment de la qualité… Mais voilà un autre débat.

 

Le plus gros générateur de coût, c’est l’homme !  Le marketing aussi, dans un sens, mais comme le marketing permet de vendre de la saloperie, on peut difficilement s’en passer. Alors que l’homme, quel trouble rentabilité celui-là !  Jamais content, pas forcément malléable et désireux d’être payé un minimum ! 

 

Virer tout le monde entraînera un chômage de masse et une baisse du pouvoir d’achat ?  Et alors !  Autant de clients en moins pour les magasins bio ! Autant de CONsommateurs fidèles, attirés par les néons des prix « les plus bas ». En plus, avec un peu de chance, ce sont les anciennes caissières qui fréquenteront les caisses solo… Les caisses, comme le clame Monoprix, « dont vous êtes le héros » !  (1)


Le Mendiant
Le pire n’est pas une fatalité. Parlez-en autour de vous…



(1)  Cité par Christian Jacquiau dans son article La fin programmée des caissières, La Décroissance N°42, septembre 2007, p. 8
Photo: Hong Kong Peak, 1993 © Benoît Saint Girons

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Mercredi 26 septembre 2007 3 26 /09 /2007 18:58

COUPS DE GUEULE

Selon une étude du CREDOC, 25% des consommateurs n’achètent pas de fruits et légumes frais et la consommation de ces denrées aurait baissé de 15% entre 1999 et 2003. En cause, leurs  prix trop élevés ! 

C’est donc un échec cuisant pour le Plan national nutrition santé (PNNS) lancé en 2000 et son slogan « manger cinq fruits et légumes par jour ». Les Français, de toute évidence, n’aiment pas être pris pour des demeurés. « Ne faites pas si », « Faites cela », « Travaillez plus », « Soyez sage »,… Si les Français étaient obéissants, cela se saurait !

Les jeunes sont évidemment les plus indisciplinés. Les 20-30 ans consommeraient ainsi quatre fois moins de produits frais que leurs grands parents. Qu’on se rassure : ils se rattrapent sur les sodas, les hamburgers et les produits industriels aromatisés au glutamate de sodium. Evidemment, la publicité à outrance pour ces produits trop gras ou trop sucrée n’y est pour rien : les jeunes veulent simplement vivre dangereusement et, de ce point de vue, l’obésité – qui touche 1,5 million d’enfants et augmente de 5,7% par an – est une excellente stratégie. Pour la première fois de l’histoire de l’humanité, les générations futures pourraient ainsi vivre moins longtemps que leurs aînées. Quand on voit le monde que nous leur laissons, on peut comprendre…

La part de l’alimentaire est passée de 26,9% dans les années 60 à 13,9% aujourd’hui… mais les produits frais sont trop chers !  Une salade industrielle dans son sachet en plastique revient 4 à 5 fois plus cher qu’une salade à éplucher mais les produits frais sont trop chers !  La téléphonie mobile, les gadgets électroniques et les vêtements de marque sont indispensables mais, vous l’avez compris, les produits frais sont VRAIMENT trop chers ! 


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Alors, qu’en est-il exactement ?  En réalité, selon les producteurs, les prix des fruits et légumes seraient restés globalement stables. Rien à voir en tout cas avec le prix du pain, du ticket de métro ou du gaz… La perception des prix aurait-elle été faussée par le passage à l’euro ?  Et quand bien même le kilo de pomme serait passé de 1,5 à 2 ou 3 euros : est-ce si cher payé pour ne pas tomber malade ?  En effet, si l’on en croit un proverbe britannique, « An apple a day keeps the doctor away » : une pomme par jour et plus de médecin, ce que je confirme. A quand un remboursement par la Sécu ?

Une autre explication donnée à l’antenne de France Info serait qu’un quart des consommateurs bénéficient ponctuellement d’un accès gratuit à des fruits et légumes : jardinage, dons de voisins, cueillette sauvage,… Entre la gratuité et les prix du marché, il y a en effet une sacré marge et, du coup, les fruits et légumes paraîtraient toujours trop chers !

Pourquoi payer en effet ce que prodigue Dame Nature ?  Si au moins elle préparait tout ça avec quelques bons petits produits chimiques et autres conservateurs avant de l’envelopper dans une belle boite à base de pétrole. Mais non : ce n’est rien qu’une pomme et il faudrait être une poire pour accepter de payer !

Rien qu’une pomme, vraiment ?   Les pommiers en Picardie seraient traités 27 fois en moyenne et la moitié des fruits et légumes analysés par la DGCCRF contiendraient des résidus de pesticides (62% des échantillons de fruits et 39% de ceux des légumes en 2005). Et, dans 6.7% des cas, en quantité supérieures aux normes légales. Or, « Les pesticides sont nocifs quel que soit le niveau d’exposition, car ce n’est pas la dose qui fait le poison mais sa répétition, même infiniment petite, tout au long de la vie. » déclare le cancérologue Dominique Belpomme (enfin si l’on veut).

Et si les Français avaient donc raison de se détourner des fruits et des légumes ?  A quoi bon en effet éviter l’obésité si c’est pour développer un cancer ?  Et si les prix trop élevés n’étaient qu’un prétexte pour éviter au gouvernement de revoir sa politique agricole productiviste ? 

A cet aspect peu ragoûtant mais bien caché pourrait s’ajouter celui de la qualité des fruits et légumes, notamment en grande surface. Il n’aura pas échappé en effet aux gastronomes que la qualité et le choix des fruits et légumes sont en diminution constante. De la centaine de variétés de pommes présentes au début du siècle, combien en reste-t-il aujourd’hui ? D’accord, elles ont belle allure mais qu’en est-il de leur goût ?  Peut-on reprocher à quelqu’un qui aurait acquis de la fraise espagnole d’être dégoûté de ce fruit pour un moment ?  Consommateur échaudé craint l’eau froide !

Selon le magazine Pratique de Santé (26 février 2005), « une équipe de biochimistes vient de découvrir, en comparant 43 variétés de fruits et légumes communs, que leur valeur nutritive a décliné régulièrement durant les 50 dernières années. Ce déclin est dû aux nouvelles variétés de plantes qui ont été modifiées pour améliorer leur résistance ou leur croissance. Six nutriments sur 13 ont été en constant déclin entre 1950 et 1999. Les pertes observées vont de 6% pour les protéines à 38% pour la riboflavine. »

Moins de goût, moins de valeur nutritive et plus de pesticides : trois raisons suffisantes de se détourner des fruits et légumes traditionnels… et de passer à la Bio !

Selon le magazine Que Choisir de Mai 2007, « Après une étude américaine mettant en évidence une plus grande concentration en antioxydants des kiwis bio, trois autres viennent de sortir dans le cadre d’un programme européen. […] Avant pasteurisation, les niveaux de vitamines C et d’antioxydants sont largement supérieurs dans les fruits biologiques. » Tout porte à croire qu’il en va de même pour les légumes mais est-ce vraiment une surprise ?

C’était la bonne nouvelle. La mauvaise maintenant : les fruits et les légumes Bio reviennent plus chers et l’euro n’y est pour rien !  La qualité se paye, tout simplement. 

Mais faites l’expérience de courses 100% Bio dans un petit magasin et vous constaterez au final que le surenchérissement de vos fruits et légumes est largement compensé par l’absence de surgelés ou de plats cuisinés. Vous voulez faire des économies ?  Remplacez progressivement la viande et les laitages par les fruits et les légumes. Votre organisme appréciera !   


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Photo: Chine, 1992 © Benoît Saint Girons
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Lundi 8 octobre 2007 1 08 /10 /2007 12:43
COUP DE GUEULE

« Maintenant, il va falloir se méfier du logo AB »  Est-ce un industriel de l’agro-alimentaire qui parle ainsi ?  Non, un responsable d’un petit magasin Bio !  Soucieux de qualité et de préserver les valeurs de la Bio, il a décidé de se passer progressivement du fameux label français AB.

« La ministre de l’Agriculture, Christine Lagarde, aurait voulu torpiller le Grenelle de l’environnement, prévu à l’automne prochain qu’elle me s’y serait pas prise autrement. » écrivait le magazine Marianne du 19 juin 2007.

Que s’est-il donc passé ?  Le 12 juin dernier, dans un élan des plus démocratique, la Commission Européenne a décidé contre l’avis du Parlement Européen et des consommateurs d’autoriser la contamination des produits estampillés Bio  par les OGM à hauteur de 0,9%, comme les autres produits issus de l’agriculture conventionnelle!

Comme le soulignait le communiqué de presse des acteurs de la bio : « Nous  avions  pourtant  alerté  la  ministre  sur le risque majeur que représentait  ce  nouveau règlement pour l'agriculture biologique, une telle  banalisation  du cahier des charges la détournant de sa nature, de  ses  spécificités  et  de  ses  enjeux. »

En remerciement de son vote courageux (quatre pays ont voté contre le texte : la Belgique,  l’Italie,  la Hongrie  et  la Grèce), Christine Lagarde, a été depuis promue au Ministère de l’Economie, où elle a déjà eu l’occasion de faire des étincelles néolibérales sur le mode : « la France est un pays qui pense […] Assez pensé maintenant. Retroussons nos manche ! »





Les journaux ont-ils parlés de la mort de la Bio traditionnelle ?  Ce crime a-t-il fait les gros titres du 20 heures ?  Evidemment pas: surtout ne pas ébruiter que nous consommons en permanence des OGM sans le savoir… La grande majorité de la population y est farouchement opposée ? Aucune importance : voilà belle lurette que les politoquards ne suivent plus la volonté des citoyens mais celle des lobbies industriels.  Et les lobbies « génétiquement modifiés » sont parmi les plus puissants et les plus cyniques…

« Monsanto ne devrait pas avoir à garantir la sécurité de la nourriture à base d’OGM. Notre intérêt est d’en vendre autant que possible. La responsabilité d’assurer que le produit est sans danger revient au gouvernement. » déclarait ainsi Phil Angell, le Directeur de la Communication de Monsanto (New-York Times, 25 octobre 1998, cité par le film The Future of Food de Deborah Koons Garcia)

Un taux de moins de 0,9% d’OGM n’entraîne donc pas d’obligation d’étiquetage sur les produits et les consommateurs ne sont pas informés si les animaux qu’ils consomment ont été ou non nourris aux OGM alors que 80% des OGM sont destinés à l'alimentation animale…

Résultat : les OGM sont déjà partout ! La plupart des biscuits et confiseries seraient contaminés, de même que les produits light et les produits laitiers du grand commerce. Voir le guide de Greenpeace sur http://www.detectivesOGM.org 

Voici donc la BIO transformée en BIOGM. Mais ce n’est pas tout… Le texte introduit aussi la notion de « flexibilité » dans l’agriculture biologique, en réalité un scandaleux nivellement par le bas : certains pays européens seront autorisés à faire moins que le cahier des charges européens, tout en ayant droit à l’appellation Biologique !

Enfin, et ce n’est pas la moindre des inquiétudes lorsque l’on connaît les conditions d’élevages des animaux en batterie, le pâturage des herbivores n’est pas rendu explicitement obligatoire et les traitement vétérinaires autorisés ne sont pas listés. Des viandes bio pourront donc être produites à la chaîne et bourrées d’antibiotiques sans que le consommateur n’en sache rien !

L’intérêt pour les industriels et les gros distributeurs est évident. Déjà, la bio n’apparaîtra plus comme « aussi spéciale que cela » !  Surtout, la nouvelle réglementation permettra de multiplier les surfaces de culture et d’élevage, notamment dans les pays de l’Est à plus bas coût. Il sera plus facile et moins coûteux de produire bio et les industriels pourront inonder les linéaires des hypermarchés de produits bio « premier prix »… Et tant pis si ces produits auront parcourus des milliers de kilomètres par la route ! Nous ne sommes pas à une contradiction près… 

Mais le consommateur est-il vraiment aussi con que son nom l’indique ?  La Commission a sans doute commise une grosse erreur en n’arrivant pas à interdire, comme il était prévu dans la première mouture du texte, les labels privés comme « Nature & Progrès » (www.natureetprogres.org ) ou « Demeter » (www.bio-dynamie.org ), associations aux cahiers de charges bien plus rigoureux. Car les consomm’acteurs Bio sont généralement bien informés et ils ne se la laisseront pas conter par les technocrates corrompus. Le logo AB est décrédibilisé ?  Et bien nous reporterons notre choix sur un autre logo et retournerons gaiement vers les magasins bio, seule manière au demeurant de faire des économies tout en consommant sainement.

Une anomalie était en effet apparue dans les linéaires des hypermarchés ces dernières années : des dizaines voire des centaines de produits bio y côtoyaient les milliers de références de la malbouffe « traditionnelle ». De même qu’avec les produits dits « éthiques », le logo AB permettait aux enseignes de se dorer un minimum le blason : « Mais si, vous voyez, nous vendons aussi de la qualité ! »  Qu’importe que les valeurs de la Bio soient aux antipodes des pratiques commerciales des hypers. Qu’importe que les produits Bio y soient parfois de moindre qualité gustative. Du point de vue du marketing et de l’esbroufe, les labels font toujours de l’effet !

Avec la mort de l’AB, la tartuferie prendra donc fin. Désormais synonyme de « malbouffe de qualité », le logo AB pourra s’étaler sans honte sur les linéaires des grandes surfaces, tandis que les produits « sérieux » prendront le chemin exclusif des petits magasins.

La Bio est à un tournant dangereux et il convient à tous les acteurs de prendre la mesure de l’enjeu. En chinois, le mot crise est formé de deux caractères. L’un signifie danger, l’autre opportunité. Le monde de la Bio se voit offert l’opportunité de se distinguer une fois pour toute de l’agriculture productiviste. 

Les magasins doivent dès à présent envisager une sélection rigoureuse afin que les consomm’Acteurs puissent continuer à acheter en confiance. L’esprit Bio ne perdurera, en effet, que s’il existe des labels vis à vis desquels le doute n’est pas permis. Et pourquoi ne pas en profiter pour limiter les emballages et les produits « made in trop loin » ? Le consommateur devra dans un premier temps être mieux informé mais ce pourrait être l’occasion d’aborder avec lui un certain nombre de pratiques honteuses que l’on nous dissimule : les produits raffinés, les arômes, les exhausteurs de goûts, les cosmétiques nocifs pour la peau, les parfums d’ambiance cancérigènes,… 

Les producteurs soucieux de qualité devront à terme rejoindre les labels indépendants, quitte pour cela à renforcer encore leurs exigences de qualité. Le développement d’un nouveau label reprenant les exigences de l’ancien AB permettrait certes de conserver les bonnes habitudes mais il ne faudrait pas multiplier les logos et les sources de confusion. www.fnab.org

Il serait peut-être opportun, enfin, que les labels deviennent plus abordables afin de ne pas rajouter inutilement aux coûts de production. Nombre de petits producteurs, qui produisent d’ores et déjà Bio, n’ont en effet pas les moyens d’estampiller leurs produits et risquent de souffrir de l’arrivée de la « vraie fausse AB ».  Les accueillir permettrait de renforcer la présence des logos privés et de réduire d’autant l’influence des BIOGM. En ces temps troublés, la solidarité doit prévaloir sur la compétition afin de créer la synergie nécessaire à la relance de l’éthique Bio. 
 
Alors, la Bio sortira renforcée de cette tentative d’assassinat!


Le Mendiant
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Dessin Jean Philippe Combaz © Satoriz
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