PROPOSITIONS

Samedi 29 septembre 2007 6 29 /09 /2007 06:00
PROPOSITION


Extrait de L’Autre Choix : choisir la liberté et le bien-être !


Une bonne nouvelle en forme de paradoxe : comme nous gagnons en moyenne trois mois de vie supplémentaire par an, plus le temps passe et plus nous disposons de temps !  Mais à quoi cela nous servira-t-il si nous en sommes l’esclave et n’arrivons pas à en profiter ?  Notre recherche de temps libre ne signifie-t-elle pas que la majorité de notre temps est prisonnier ?

« Je n’ai pas le temps »  Combien de fois cette expression fait-elle irruption dans nos journées ?   Si la richesse d’un homme se mesurait à l’aube de son temps, rares seraient dans nos contrées les personnes fortunées.  Cette expression est pourtant une escroquerie intellectuelle, similaire au « Je n’ai pas d’argent » lancé au mendiant : nous avons du temps mais nous ne savons simplement pas le donner… ou le maîtriser !

« J’ai perdu mon temps »  Décidons-nous : si nous n’avons pas le temps, comment pouvons-nous l’avoir perdu ?  En soi, nous perdons tous notre temps, en permanence, à chaque seconde qui passe : la vie s’écoule, la mort s’approche et nous ne pouvons nous refaire. Il est toutefois rare que nous ayons cette loi naturelle à l’esprit lorsque nous utilisons cette formule : nous ne parlons généralement pas du temps de la nature mais du temps de l’homme, du travail et de la comptabilité: il s’agit de rentabiliser notre temps…

Nous ne pouvons avoir perdu notre temps que si nous en disposions au préalable pour faire autre chose.  Un temps ne peut être perdu que dans une logique d’objectif ou de résultat : gagner tant par jour ou bien réaliser tel projet.  La fin justifie une exploitation précise de mon temps et tout ce qui est susceptible de me distraire est alors à bannir. 


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Il n’y a évidemment rien de négatif à avoir des objectifs et à souhaiter les réaliser du mieux possible.  Mais où le bien-être se situera-t-il ?  Dans la durée de la réalisation ou uniquement dans le bref instant de gloire ?  Si notre objectif est d’arriver avant telle heure à tel endroit, nous allons avoir tendance à pester contre les voitures plus lentes que la notre, les camions, les embouteillages ou les feux rouges. Nous risquons même de commettre des imprudences.  Au final, nous connaîtrons peut être la satisfaction de remplir notre objectif mais nous aurons gaspillé en jérémiades tout le temps du trajet. 

Le bien-être ne peut exister que dans l’instant présent et il est toujours illusoire de chercher à le conjuguer au futur. Le vrai gaspillage ou perte de temps, n’est donc pas d’échouer, d’écouter quelqu’un poliment ou de s’écarter un peu de son chemin mais de ne pas savoir apprécier l’instant présent.  La perte de temps est ainsi toujours personnelle : ne pas savoir apprécier son temps.


Moi, se dit le petit prince, si j’avais cinquante trois minutes à dépenser, je marcherais tout doucement vers une fontaine…
            Antoine de Saint-Exupéry, Le Petit Prince

Réserve une demi-heure chaque jour à la prière, sauf lorsque tu as beaucoup à faire. Dans ce cas, prends une heure.
                          Saint François de Sales


 
Notre société cultive le culte de la performance. La vitesse est grisante et il n’y a pas nécessairement de contradiction entre le bien-être et l’hyperactivité.  Les problèmes susceptibles de se poser sont de trois ordres. Premièrement, cette activité effrénée peut entraîner un claquage : à en faire trop tout le temps, nous risquons l’accident.  Deuxièmement, nous prenons le risque de développer une fausse croyance : que la lenteur ou l’inactivité sont des choses nécessairement négatives.  A rouler toujours à 130, nous nous énervons lorsque nous devons rétrograder et sortir de l’autoroute.  C’est dommage car c’est sur les petites routes et à une allure raisonnable que l’on apprécie le plus le paysage…

Troisièmement, le besoin de la vitesse est souvent contradictoire avec la patience, une vertu pourtant privilégiée par les sages et même considérée comme la mère de toutes : « La patience est la clé du paradis » dit un proverbe turc. « La patience est un pansement pour toutes les plaies » rappelle Cervantes. La patience fait aussi partie des six perfections bouddhistes : sans elle, peu de techniques pourraient en effet être comprises et expérimentées… 

La patience fait partie de ces mots aux multiples résonances. D’après le dictionnaire, il s’agit tout d’abord d’une « vertu qui fait supporter avec résignation les injures, les critiques, etc.  » D’où la conception bouddhiste que nos ennemis sont précieux car ils nous permettent de pratiquer la patience.  C’est aussi la « qualité de celui qui persévère sans se lasser », gage de résultats.  « Prendre patience », c’est « attendre avec calme » tandis que « prendre son mal en patience », c’est « souffrir sans se plaindre », ce que devraient apprendre à faire tous les patients. Nous désignons en effet sous le nom de patient les personnes qui restent stoïques devant l’insulte, les challenges ou les soins médicaux.  Patient vient du latin patientia qui signifie action de supporter, d’endurer. Il renvoie aussi à pati qui signifie souffrir ou supporter.

Il n’est donc pas étonnant que notre impatience contemporaine s’accompagne d’une peur absolue pour la souffrance et, en définitive, pour la mort.  Manquer de patience, c’est en définitive manquer de temps et de courage : ne pas accepter les aléas de l’existence. Celui qui n’a pas la patience de vivre serait-il impatient de mourir ?  Patience ! Chaque chose viendra en son temps…

Être patient revient donc à accorder le temps à tout ce qui advient et à considérer que tout est comme il doit être. C’est comprendre que je ne peux pas tout contrôler. C’est accepter les mauvaises expériences – les délais, les problèmes, les insultes ou la maladie – comme inévitables et réaliser que je ne peux pas toujours obtenir tout ce que je veux.  C’est lâcher prise en face de l’adversité et ne pas rajouter de l’huile sur le feu.

[…]

Le lâcher prise est cousin de la patience : en face d’une situation désagréable, j’envoie à mon esprit le message suivant : « Patience ! Laisse tomber ! Il n’y a rien que tu puisses faire ! Cela finira par aller mieux… »  Il ne s’agit pas de lâcheté mais d’humilité, de réalisme et de pragmatisme : si je ne peux rien faire, à quoi cela sert-il de faire quelque chose ? 

Faire preuve d’impatience serait au contraire source de stress et d’épuisement. Pensons au courant marin, responsable de bien des noyades : pris dans tel courant, il ne faut surtout pas s’épuiser à nager à contre courant pour essayer de retourner vers la plage mais se laisser porter jusqu’au point où le courant faiblit puis nager perpendiculairement pour en sortir… 

Mon Dieu, donnez-moi la Sérénité
d’accepter les choses que je ne puis changer.
le Courage de changer les choses que je peux,
et la Sagesse d’en connaître la différence
                                             Prière de la Sérénité



Aller vite, c’est très bien. Aller lentement, c’est très bien aussi !  Ce n’est pas la vitesse qui compte mais notre appréciation du moment. Le temps ne se perd ou ne se gagne, il ne s’accepte ou se refuse : il se vit !


Le Mendiant
Le pire n'est pas une fatalité. Parlez-en autour de vous...


Autres extraits sur le site http://www.lemendiant.fr

Photo: 2007 © Benoît Saint Girons
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Jeudi 25 octobre 2007 4 25 /10 /2007 12:13

PROPOSITIONS 

Extrait de L’Autre Choix : choisir la liberté et le bien-être !

 
[…]

La société de consommation nous incite à rêver à toujours plus et à avoir toujours plus de rêves pour accéder soi disant au bonheur: un bien en cache souvent un autre et les nouveautés sont continuelles. Il est toutefois sans doute exagéré de parler de rêves à propos de l’achat du dernier modèle de téléphone portable ou d’ordinateur. Un rêve implique en effet une certaine taille dans l’ambition et la gravité.  Nous ne rêvons donc pas de nos petits achats individuels mais plutôt d’être riche.  De même, nous ne rêvons pas de la fortune pour la fortune mais pour ce qu’elle permet de réaliser ou d’obtenir: la belle maison, la belle voiture, les vacances sous les tropiques, la reconnaissance des autres, le prestige, le pouvoir, etc.  En fait, nous rêvons tout simplement d’être heureux !
[…] La société de consommation a tendance à faire le lien entre l’argent et le bonheur et nous incite insidieusement à rêver au bonheur via la carte de crédit. C’est se tromper de méthode ! Si nous nous préoccupons de notre bonheur ou de notre bien-être, nos rêves doivent concerner nos vies plutôt que nos achats et être personnels plutôt que collectifs.  Nos rêves doivent être grands et libres de tout conditionnement.

[…]


Prenez une (très) grande feuille de papier et notez-y tous vos rêves. Tout ce que vous voulez posséder d’un point de vue financier, sentimental, familial, psychologique, comportemental, professionnel, humanitaires, etc. Quelles expériences souhaiteriez-vous vivre ?  Quelles qualités souhaiteriez-vous posséder ?  Comment votre journée idéale se déroulerait-elle ? Passez au moins une journée à établir cette liste.  Ne vous imposez aucune limite : demandez-vous « Qu’est-ce que je souhaiterais si je pouvais obtenir tout ce que je désire ? » N’écoutez pas votre cerveau qui vous crie que vous êtes fou ou que vous rêvez. Ecrivez !  Une fois la liste prête, il ne doit plus rester beaucoup de place sur votre feuille.

Voilà ce que cela pourrait donner (cet exemple n’a valeur que d’exemple) :

·  Matériel : gagner à la loterie, des voitures, un avion, une villa en bord de mer, un court de tennis, une piscine, un yacht, un équipement home-cinéma, un aquarium, des œuvres d’art, des bijoux, des costumes de couturier,…
· Professionnel : un travail enrichissant et passionnant, pilote de chasse, chanteur, un travail utile, pas d’horaires, pas d’obligation vestimentaire, des responsabilités, un salaire d’au moins 5000 euros par mois, pas besoin de travailler
· Personnel : 1m80, voix grave, charisme, beauté, confiance en moi, optimisme, assurance, calme, talents d’orateur, générosité, bête de sexe, modestie, perte de poids, musclé,…
· Relationnel & familial :
nombreux amis, nombreux partenaires sexuels, femme/mari aimant(e), enfants, admiration, dévouement, obéissance,…
· Social :
célébrité, bienfaiteur, intellectuel, politicien, prix Nobel, prix littéraire,…
· Expériences :
nager avec des dauphins, courir un marathon, sauter en parachute, faire l’ascension de l’Everest, visiter le monde, aller sur la lune,…
· Humanitaires :
la paix, de la nourriture et des soins pour tous, des écoles, du travail, une planète saine,…



Vous allez maintenant mettre chacun de ces rêves en perspective. La première perspective est celle du réalisme. Vous allez biffer tous vos rêves irréalisables c'est-à-dire dépendant d’autre chose que de votre volonté. Voila ce que cela peut donner :

·  Matériel : gagner à la loterie, des voitures, un avion, une villa en bord de mer, un court de tennis, une piscine, un yacht, un équipement home-cinéma, un aquarium, des œuvres d’art, des bijoux, des robes de couturier,…

 

· Professionnel : un travail enrichissant et passionnant, pilote de chasse, chanteur, un travail utile, pas d’horaires, pas d’obligation vestimentaire, des responsabilités, un salaire d’au moins 5000 euros par mois, pas besoin de travailler

 

· Personnel : 1m80, voix grave, charisme, beauté, confiance en moi, optimisme, assurance, calme, talents d’orateur, générosité, bête de sexe, modestie, perte de poids, musclé,…

 

· Relationnel & familial : nombreux amis, nombreux partenaires sexuels, femme/mari aimant(e), enfants, admiration, dévouement, obéissance,…

 

· Social : célébrité, bienfaiteur, intellectuel, politicien, prix Nobel, prix littéraire,…

 

· Expériences : nager avec des dauphins, courir un marathon, sauter en parachute, faire l’ascension de l’Everest, visiter le monde, aller sur la lune,…

 

· Humanitaires : la paix, de la nourriture et des soins pour tous, des écoles, du travail, une planète saine,…

 
 
N’ayant pas une bonne vue, je ne peux pas être pilote de chasse. Grâce aux technologies modernes, je peux par contre devenir chanteur même sans savoir chanter.  Gagner à la loterie dépend de la chance, de même que de ne pas avoir besoin de travailler. Grandir est au dessus de mes possibilités, tout comme voler, respirer sous l’eau ou me transformer en éphèbe. Aller sur la lune est peu probable mais cela reste une possibilité, compte tenu de mon âge et du développement des vols spatiaux privés.

 

Malheureusement, aucun de mes rêves humanitaires ne résiste à ce critère du réalisme : j’ai visé trop haut, au-delà de mes moyens !  Je pourrais toutefois apporter ma contribution avec des rêves plus localisés : ce n’est pas parce que le monde est violent qu’il ne faut pas militer pour la paix !  Martin Luther King a fait un rêve ambitieux et il en est mort : il a été assassiné par le racisme qu’il combattait. A-t-il échoué ?  S’il y a toujours du racisme et de la ségrégation aux Etats-Unis, les noirs ont désormais (presque) les mêmes droits que les blancs... Mère Teresa n’a jamais rêvé d’éradiquer la pauvreté mais elle a contribué à la limiter. Nous ne pouvons sans doute pas changer radicalement le monde entier mais nous pouvons l’améliorer.  Chaque geste compte, à notre niveau. « L’homme ne peut pas accomplir de grandes choses sur cette terre. Mais il peut accomplir de petites choses avec amour » disait Mère Teresa avec modestie.

 

 
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Fishermen, Vietnam, 1999 © Benoît Saint Girons




La seconde perspective est celle de la liberté et du libre choix. Demandez-vous « Ce rêve vient-il du plus profond de moi-même ou bien est-ce une émanation de la société ou de mes relations ? Est-ce bien mon rêve ?»  Si ce n’est pas le vôtre, biffez le. Voila ce que cela peut donner:

 

·  Matériel : des voitures, un avion, une villa en bord de mer, un court de tennis, une piscine, un yacht, un équipement home-cinéma, un aquarium, des œuvres d’art, des bijoux, des costumes de couturier,…

 

· Professionnel : un travail enrichissant et passionnant, chanteur, un travail utile, pas d’horaires, pas d’obligation vestimentaire, des responsabilités, un salaire d’au moins 5000 euros par mois

 

· Personnel : charisme, confiance en moi, optimisme, assurance, calme, talents d’orateur, générosité, bête de sexe, modestie, perte de poids, musclé,…

 

· Relationnel & familial : nombreux amis, nombreux partenaires sexuels, femme/mari aimant(e), enfants, admiration, dévouement, obéissance,…

 

· Social : célébrité, bienfaiteur, intellectuel, politicien, prix Nobel, prix littéraire,…

 

· Expériences : nager avec des dauphins, courir un marathon, sauter en parachute, faire l’ascension de l’Everest, visiter le monde, aller sur la lune,…

 

J’ai donc supprimé de ma liste un certain nombre de rêves superficiels, basés sur l’imitation des autres, un besoin primaire de reconnaissance ou une manipulation de la société.  Je rêve d’une belle voiture mais pas de plusieurs. Multiplier mes partenaires sexuels ?  Voilà un rêve courant chez les hommes peu sûrs d’eux ou qui fantasment trop sur certains films. C’est un rêve tout à fait possible à réaliser mais il est contradictoire avec le rêve du vrai amour et nécessite une obsession à plein temps. Rêver de la célébrité est un rêve à la mode : je l’exclus donc ! Rêver de recevoir un prix est signe d’orgueil : un prix est la conséquence de ses réalisations et non un but en soi. Dehors !  Quant à l’ascension de l’Everest, ce serait sans doute une superbe expérience si j’aimais vraiment l’alpinisme. Mais ce n’est pas le cas et je me rends compte que ce rêve n’était donc pas si personnel que ça.

La troisième perspective est celle du travail. Demandez-vous « Si j’étais sûr de réaliser ce rêve en travaillant, est-ce que je travaillerais au maximum pour l’obtenir ? » ou, plus simplement « Suis prêt à travailler pour l’obtenir ? » Voila ce que cela peut donner:

 

Matériel : une villa en bord de mer, un court de tennis, une piscine, un équipement home-cinéma, un aquarium, des œuvres d’art,…

 

· Professionnel : un travail enrichissant et passionnant, un travail utile, pas d’horaires, pas d’obligation vestimentaire, des responsabilités, un salaire d’au moins 5000 euros par mois

 

· Personnel : voix grave, charisme, confiance en moi, optimisme, assurance, calme, talents d’orateur, générosité, modestie, musclé,…

 

· Relationnel & familial : nombreux amis, femme/mari aimant(e), enfants,…

 

· Social : bienfaiteur, intellectuel, politicien,…

 

· Expériences : nager avec des dauphins, courir un marathon, sauter en parachute, visiter le monde, aller sur la lune,…

 
 
Je ne suis pas fainéant mais je sais que travailler est consommateur de temps et je connais le prix de l’argent. J’aspire à un certain confort matériel mais je ne désire pas y sacrifier toute mon énergie. Je limite ainsi mes ambitions à ma volonté de doser mon effort et de vivre heureux dans le présent.


La quatrième et dernière perspective est celle du bien-être. Demandez-vous « Ai-je vraiment besoin de cela pour me sentir bien ? » Voila ce que cela peut donner avec ce qu’il restait:
 
 

·  Matériel : une piscine, un équipement home-cinéma, un aquarium, des œuvres d’art,…

 

· Professionnel : un travail enrichissant et passionnant, un travail utile, pas d’horaires, pas d’obligation vestimentaire, des responsabilités

 

· Personnel : confiance en moi, optimisme, assurance, calme, talents d’orateur, générosité, modestie, musclé,…

 

· Relationnel & familial : nombreux amis, femme/mari aimant(e), enfants,…

 

· Social : bienfaiteur

 

· Expériences : nager avec des dauphins, courir un marathon, sauter en parachute, visiter le monde,…

 
 

Il ne reste plus grand-chose !  De quoi ai-je besoin pour asseoir mon bien-être ?  D’un travail enrichissant, de me sentir utile, de partager mes ressources, du sourire des enfants et de mon épouse, de développer un certain nombre de qualités.  Je n’ai besoin d’aucun rêve matériel, de conditions de travail, de quantité (nombreux amis) ou d’expériences.  Bien sûr, j’ai besoin d’un minimum de ressources mais je ne pense pas que vous ayez inscrit comme rêve « Manger tous les jours à ma faim »  Vous avez, je pense, déjà cette chance !

Le travail enrichissant et utile va sans doute me permettre de réaliser un certain nombre d’expériences et d’acquérir quelques biens. Si je me retrouve avec suffisamment d’argent, je vais peut être même pouvoir me payer cette fameuse piscine ou cette villa en bord de mer.  L’argent découlera de mon travail mais je ne travaillerais pas pour gagner de l’argent !  Si je suis calme, généreux et modeste, il est fort à parier que j’aurai aussi de nombreux amis.  Ils viendront à moi naturellement et non parce que j’en ai rêvé !


Mon travail va peut-être me rapporter de l’argent mais pas forcément assez pour accéder aux signes extérieurs de richesse généralement promus par la société.  Qu’importe l’opinion des autres si je me sens bien !  Le Bhoutan, l’un des pays les moins salis par le consumérisme, a proposé lors d’une conférence internationale de remplacer le PNB (Produit National Brut), qui mesure la richesse créée, par une nouvelle norme : le CNB ou Contentement National Brut !  Pourquoi ne pas l’imiter avec le bien-être (BENB) ?


Autres extraits sur le site http://www.lemendiant.fr
 
Par Le Mendiant - Publié dans : PROPOSITIONS
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Samedi 24 novembre 2007 6 24 /11 /2007 15:16
La Lib’airté d’échapper au système !

Le Pacte de Nicolas Hulot ou plus récemment le Grenelle de l'environnement ont révélé un large consensus autour des idées écologiques et les articles ont fleuri pour rappeler à quel point la Terre souffre… mais jamais il n’y a eu autant de 4x4 dans les centres-villes…

Ce paradoxe illustre la difficulté de transformer les intentions en actes.

Comment convaincre que le pire n’est pas une fatalité, que « la pollution n’est pas un gros problème mais six milliards de petits problèmes » (Hubert Reeves) et que nous pouvons tous, individuellement, faire une sacrée différence?

Infantiliser sur l’air du « polluer, c’est pas bien » n’est pas la solution.

Autre approche : démontrer à quel point le système est manipulateur et responsabiliser le citoyen en le plaçant au cœur de sa propre réflexion.

Tel est le pari de l’opération Lib’airté !

Nous vous invitons à y participer, naturellement :

Acte 1 : Découvrez le conte à rebours De l’air !

Benoît Saint Girons, auteur du conte philosophique Le Mendiant et le Milliardaire (Ed. Jouvence) a imaginé une petite histoire distrayante couplée à une analyse précise des manipulations du système. La problématique : que se passerait-il si l’air venait à être exploité comme une vulgaire nappe de pétrole ?

Le petit fichier pdf est disponible gratuitement via email : delair[at]lemendiant.fr (en précisant « blog du mendiant »)


Acte 2 : Diffusez le conte et le concept de Lib’airté.

Comme vous le savez, c’est l’information et la communication qui feront la différence ! Si chaque lecteur transmet le conte à ses amis, la réflexion sera enclenchée et le système aura du souci à se faire…

« La démocratie est l'organisation sociale qui tend à porter au maximum la conscience et la responsabilité civique de chacun » disait Marc Sangnier. Merci de nous aider, via cette opération, à rétablir une démocratie digne de ce nom !

Extraits et information sur le site http://www.lemendiant.fr


Quelques commentaires reçus:

Je partage totalement les idées que vous développez dans ce conte ! De plus, vous énoncez des faits intéressants et qui gagnent à être connus. [...] Je suis curieux de savoir comment vous souhaitez diffuser votre conte à l'avenir : j'espère que ceux qui le liront ne seront pas ceux qui sont déjà convaincus avant de le lire...

(Vincent P.)

J'ai beaucoup aimé ce conte.... belle idée de décrire notre monde par le biais d'"extra-terrestres"... un peu le procédé des "Lettres persanes"...

(Sylvie M)

J'ai lu votre conte écologique avec beaucoup de plaisir et je l'ai énormément apprécié. Il rejoint et confirme mes propres impressions au sujet du système. J'ai pu le faire connaître à d'autres qui donneront suite je l'espère. Votre travail importe énormément pour l'avenir et mérite certainement d'être continué et développé.
 
(Pierre-Marc N.)

Merci pour cette histoire qu'il conviendrait de faire connaître dans les écoles. J'ai particulièrement apprécié l'humilité des personnages en face de leurs propres contradictions qui les conduit à transcender quelques unes de leurs valeurs pour une cause dont ils ressentent l'urgence. Mais loin de revendiquer ces transgressions, ils les reconnaissent comme l'expression de leurs propres limites personnelles actuelles. En procédant de cette manière (à l'instar de Pierre Carles dans quelques uns de ses films), ils ne dénaturent pas leurs actions mais les inscrivent dans une démarche qui leur permet de garder leur intégrité personnelle. En anticipant la critique, en la suggérant même, ils permettent de ne pas entretenir de confusion entre l'objectif à atteindre et les moyens utilisés ici et maintenant. Plus encore, ils autorisent d'autres actions qui pourraient s'affranchir de ces critiques. En suivant ce genre d'exemple, nous pouvons participer à nous inscrire dans un paradigme résolument constructiviste (par différence avec le positivisme ambiant) et participer à commencer à créer les conditions pour que l'humanité puisse envisager sortir de son infantilisme.

(Jacques M.)

Un excellent outil pour détecter autour de soit ceux qui sont (partiellement ou déjà bien) éveillés.

(Fabrice M.)

J'ai découvert le conte écologique grâce à une connaissance qui avait mon adresse e-mail. J'ai dévoré l'histoire et j'ai pensé, beaucoup pensé!!! Envie de changer plein de choses évidemment! Je n'ai pas manqué non plus de l'envoyer à toute ma liste de contacts. Alors bravo et merci de m'expliquer comment faire pour que le livre bleu soit publié.

(Cendrine Z.)


Le Mendiant
Le pire n'est pas une fatalité. Parlez-en autour de vous...


PS: Avec de nouveaux livres en préparation, ce blog sera mis entre parenthèses pour un temps indéterminé... du moins jusqu'à la prochaine idée d'article ou de scandale!  En attendant, bonnes lecture des articles précédents et découverte du site http://www.lemendiant.fr, le site officiel du Mendiant et des contes à rebours!


Par Le Mendiant - Publié dans : PROPOSITIONS
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