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Jeudi 22 mars 2007

1 SCANDALE PAR JOUR: Pollutions

Le trop plein de pesticides

Ce que dit la presse :

« C’est l’histoire terrible et authentique d’un empoisonnement collectif. L’histoire d’une pomme qui subit 36 traitements chimiques avant d’être croquée. De milliards d’abeilles occises par des poisons légaux . De rivières françaises polluées à 96% […] Sauf qu’il ne s’agit pas ici de fiction mais des liens sacrés qui unissent, depuis 1945, l’agriculture, la chimie et le monde politique. »

Source : Champs toxiques, L’Express N°2904, 1er mars 2007, p. 105     http://www.lexpress.fr/

Commentaires du Mendiant :

La France, au sortir de la guerre, a fait le choix de l’agriculture intensive. A l’époque, elle n’avait en fait pas vraiment le choix car il fallait d’urgence reconstruire et nourrir la population. Les agriculteurs ont travaillé au delà de toutes les espérances des politiques et la France s’est bientôt retrouvée obligée de subventionner des agriculteurs à ne rien faire, pour éviter de se trouver avec un surplus de produits agricoles (alors que 800 millions de personnes souffrent de la faim dans le monde, preuve de l’absurdité de la « main invisible » du marché !)

Une grande partie des gains de productivité a été obtenu grâce à la reconversion de gaz de combats en pesticides…  Dès le début, on connaissait donc bien la toxicité de ces produits !  Aujourd’hui, nous arrivons à saturation et la pollution des sols et des rivières atteint des niveaux problématiques pour la santé humaine, pour le plus grand bénéfice des industriels de la chimie qui fabriquent aussi des médicaments…  Les agriculteurs sont bien entendu les premières victimes mais les consommateurs n’y échappent pas : 7% des fruits et légumes dépasseraient ainsi les taux autorisés de résidus de pesticides ! 


Quelques pistes de Consomm’Action :

S’informer en lisant le livre de Fabrice Nicolino et François Veillerette « Pesticides. Révélations sur un scandale français » aux Editions Fayard.  Voir aussi le dossier du mendiant sur les pollutions sur www.lemendiant.fr 

La seule solution d’envergure pour calmer ensuite son angoisse légitime est de dire une fois pour toute « non ! » aux produits de l’agriculture intensive distribués dans les grandes surfaces et se réorienter vers les marchés et les magasins bio. C’est un peu plus cher mais la santé et l’environnement ont-ils un prix ? D’ailleurs, en diminuant légèrement sa consommation de viande et de fromages (les produits bio les plus chers), on s’y retrouvera largement…  Voir les autres arguments sur le bio pas cher dans la section Aliment’Action.


Le Mendiant
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Jeudi 29 mars 2007

1 SCANDALE PAR JOUR : Pollutions


La pollution des intérieurs


Ce que dit la presse :

« Entre douze et quinze heures par jour, nous respirons un air bien plus pollué que celui de nos rues. Et ça se passe chez nous, à la maison ! […] Dans un logement sur deux, le taux de poussières fines (venue entre autres des sols plastique) est supérieur au maximum acceptable pour l’air extérieur. […] Les fabricants de meubles, entre autres, pourraient être obligés d’afficher les niveaux d’émission de leurs bois contreplaqués et agglomérés.»

Source : Pollution domestique, Capital N°185, Février 2007, Vincent Nouzille, p. 66

Commentaires du Mendiant :

O.K., nous nous doutions bien que nos produits ménagers n’étaient pas tous composés d’extraits de plantes... Nous savions aussi, au moins depuis fin 2004 (Article de Que Choisir) que les déodorants d’intérieur étaient néfastes pour notre santé. Cela nous a permis de faire un tri sélectif et, désormais, pensions-nous, nos intérieurs respiraient le propre au naturel… C’était sans compter sur la perversité des industriels…

Nos murs ? Affectés via les peintures (à un niveau toutefois moindre qu’autrefois). Nos sols ? Affectés via les moquettes, les PVC ou la plupart des parquets. Nos meubles ? S’ils ne sont pas en bois massifs, affectés aussi ! « Le formaldéhyde, ou formol, sert de liant dans les peintures, les colles et les meubles en contreplaqué et aggloméré, entre autres. Ses particules irritent les voies respiratoires. » clarifie le magazine Capital (op. cit., p. 66)

Bref, nous avions apparemment oublié que les bois « industriels » subissaient, comme tout produit industriel digne de ce nom, une pléthore d’ajouts chimiques… Le concept de prix plancher pour des meubles à monter soi-même recélait donc un piège ! Morale de l’histoire : la qualité se paye mais le manque de qualité aussi !


Quelques pistes de Consomm’Action :

Pour voir à quel point nous sommes cernés chez nous, consultez l'excellent site interactif : www.chemical-cocktail.org

Ensuite, que faire ?  A moins de déménager dans un appartement ou une maison certifié écologique, on ne peut échapper aux produits chimiques. Tout juste pouvons nous éviter d’en rajouter en nous meublant en massif  plutôt qu’en aggloméré ou en nous débarrassant des sols trop polluants…

S’il n’est pas possible d’agir en amont, reste la solution de l’aval : purifier son air intérieur via l’utilisation d’un diffuseur d’huiles essentiels électrique. Attention aux arnaques : la plupart des appareils du marché se contentent de sentir bon. Un diffuseur efficace brisera et projettera dans l’atmosphères, à froid, les molécules des huiles essentielles. Ce sont ces molécules qui,  agissant en profondeur, purifieront et ioniseront l’air ambiant. Aucune odeur n’y échappe et certaines huiles viendraient même à bout des redoutables staphylocoques dorés…  Que les hôpitaux n’aient pas davantage recours à l’aromathérapie reste ainsi l’un des grands mystères de la médecine moderne… Pour plus d’info sur cette méthode de soins, voir www.oasis-centre.com


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Jeudi 5 avril 2007

1 SCANDALE PAR JOUR : Pollutions

Les pollutions de la route

Ce que dit la presse :

"Mais les signes positifs ne suffisent pas à masquer les insuffisances criantes du « Plan national climat », pourtant renforcé fin 2006. « Rendez-vous compte que sa seule mesure phare dans le domaine des transports, c’est le développement des biocarburants », dénonce Olivier Louchard […] du Réseau action climat (Rac) […] Oubliés le bonus-malus écologique qui devait inciter à acheter des voitures sobres, ou la réduction de la vitesse sur routes et autoroutes. La diminuer de 10 km/h réduirait pourtant de 3% les émissions du transport. Pis, certaines décisions constituent un véritable « pousse-au-crime » climatique. Les projets autoroutiers en cours, par exemple : 2 500 km prévus alors que l’urgence climatique commanderait de tout investir dans le fret ferroviaire et les transports collectifs plutôt que dans les infrastructures routières. […] Le lobby des constructeurs auto l’a emporté sur l’enjeu, pourtant crucial, du réchauffement climatique…"

 

Source : Ca chauffe pour de bon, Que Choisir N°447, Avril 2007, Elisabeth Chesnais, p.50

Commentaires du Mendiant :

A moins de rendre les biocarburants vraiment bio et à trouver le moyen d’augmenter leur rendement énergétique, il s’agit en effet là d’une fausse « bonne idée » (Nous y reviendrons dans un dossier). De même, les moteurs sont de moins en moins gourmands mais les voitures de plus en plus lourdes…  Sans parler de cette mode absurde des 4x4 en ville…

Que reste-t-il alors ?  C’est une mauvaise nouvelle mais on ne pourra enrayer le phénomène du réchauffement en l’absence d’un changement de nos habitudes de vie et de consommation.  Ne comptons pas trop sur l’Etat, acquis aux lobbies de l’automobiles et des multinationales, les premières à bénéficier de l’extension du réseau routier européen pour le transport de leurs marchandises produits à bas prix dans les pays de l’Est…  Les autoroutes, officiellement, c’est bon pour la croissance !

Mais comment concilier une croissance infinie dans un monde fini ?  Les candidats se font discrets sur cette question… Seul François Bayrou se serait prononcé pour une limitation de 10 km/h sur les routes… Encore un effort !  Pourquoi pas la gratuité des transports en commun comme le propose le programme du Mendiant ?

Quelques pistes de Consomm’Action :

Eviter autant que possible de prendre sa voiture, pratiquer le covoiturage, couper sa climatisation  dès que la température est retombée (économies 30 à 35% en ville, de 15 à 20% sur route), rouler souplement, privilégier les voitures économes voire les moteurs hybrides,… Les pistes (cyclables) ne manquent pas.


Le Mendiant
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