- scandales alimentation

Lundi 19 mars 2007 1 19 /03 /2007 15:38

1 SCANDALE PAR JOUR: Alimentation


Les pubs de la malbouffe


Ce que dit la presse :

 

« Aux dires des experts bruxellois, la publicité commerciale n’inciterait pas plus que ça les bambins à craquer pour des sucres trop gras, trop salés ou trop sucrés. On se demande bien pourquoi l’industrie agroalimentaire continue alors à engloutir des sommes aussi faramineuses dans la publicité télévisée (1,4 milliard en 2004) ! Seule arme à la disposition des Français pour lutter contre la malbouffe : la loi de santé publique 2004. Or, cette dernière aura dû attendre près de trois ans pour que soient enfin publiés les décrets d’application portant sur son volet pub, l’Association nationale des industries alimentaires (Ania) n’ayant pas lésiné sur le lobbying pour éviter d’avoir à s’inquiéter d’éthique nutritionnelle. […] Quant à ceux qui refuseraient de s’acquitter de ce message pédagogique [faire du sport ou manger des fruits et légumes], ils ne devront payer que 1,5% du montant de leurs dépenses publicitaires […] Autant dire, une broutille. […] Demandez aux 8-12 ans de vous décrire leur repas dominical rêvé : ils seront 56% à plébisciter le fast-food. Après « la fabrique des crétins », l’usine à obèses. […] Seulement 11% des pubs concernent des produits ayant un intérêt nutritionnel réel. »

Source : Les enfants et la télé : bonjour les dégâts alimentaires, Marianne N°509, 20 janvier 2007, Isabelle Saporta, p. 80    www.marianne-en-ligne.fr

Commentaires du Mendiant :

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : la pub à la télé est évidemment rentable pour les industriels  et pour une raison simple : les enfants, facilement influençables, sont d’excellents prescripteurs dans les supermarchés!  Les parents sont d’autant plus incités à « céder » à leurs bambins que les packaging se parent désormais de vertus nutritionnelles, plus fantaisistes les unes que les autres. Mais le matraquage fait son effet : ne pas acheter les céréales X ou le goûter Y ferait presque passer pour de mauvais parents ! 

Le problème est que la qualité n’est pas souvent au rendez-vous et que, comme l’a révélé une étude de Que Choisir 89% des pubs visant les enfants concernent des produits gras ou très sucrés. Le message pédagogique obligatoire sera-t-il efficace ?  Bien sûr que non mais il donnera bonne conscience à bon compte aux annonceurs ! 

Comment voulez-vous en effet que les enfants perçoivent le sens caché du message à savoir : « Le produit dont je te parle n’est pas très sain mais le gouvernement m’autorise à le promouvoir dans ton temps de cerveau disponible pour autant que je te rappelle qu’il faille faire du sport… »  Une fois de plus, le gouvernement s’est rabaissé devant le lobby de la malbouffe. Inévitable ?  Non. En Angleterre, ce type de pub a était tout simplement interdit des émissions enfantines…

Quelques pistes de Consomm’Action :

S’il est peut-être difficile d’expliquer aux enfants que les publicités sont manipulatrices et que « plus un produit est mauvais, plus il aura besoin d’un matraquage télé », on peut toujours, avec l’enfant, examiner de plus près la composition des produits :  « Tiens, tu vois, ce produit est mauvais ! On va prendre un produit qui n’a pas tous ces ingrédients chimiques »  Les courses deviennent alors une « chasse au trésor » et l’enfant est responsabilisé.  Plus radical : faire ses courses dans un magasin bio. Tous les produits ont déjà été sélectionnés et il y a moins de tentations !  Encore plus radical : se passer de télé et gagner en liberté ?

Le Mendiant
Le pire n’est pas une fatalité. Parlez-en autour de vous…

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Lundi 26 mars 2007 1 26 /03 /2007 06:00

1 SCANDALE PAR JOUR: Alimentation


La dépendance à la malbouffe


Ce que dit la presse :

"Quel est le point commun des aliments que l’on a coutume de rassembler sous le terme de malbouffe ? Il s’agit toujours d’aliments transformés industriellement, non bio, ayant subi moult opérations : raffinage, cuisson et/ou extraction agressives, ajout de nombreux additifs alimentaires, traitements longue conservation… Au bout de la chaîne, des aliments morts et dénaturés, ne nécessitant quasiment aucune préparation : vite achetés, vite préparés, vite mangés ! Une nourriture « facile » qui rend le corps paresseux, le vide de son énergie et peut entraîner de véritables dépendances. […] La dépendance au sucre est certainement l’une des plus répandues actuellement. […] Selon Gabriel Cousens, la nourriture industrielle, particulièrement carencée en vitamine du groupe B et riche en produits toxiques, peut perturber le fonctionnement du système nerveux et du cerveau et serait associée à l’hyperactivité, au retard mental et à certaines formes de dégénérescence nerveuse."

Source : La malbouffe rend-elle dépendant, Biocontact N°167, Mars 2007, Claudine Richard (naturopathe et spécialiste de l’alimentation vivante), p. 51  / Magazine disponible gratuitement en magasins Bio


Commentaires du Mendiant :

Le problème est que cette définition de la malbouffe, marketing et pubs aidant, ne correspond pas à celle du grand public : si l’on associe assez facilement la malbouffe au fast-food, nombreux sont ceux qui sont persuadés que les produits des "grandes" marques industrielles sont le summum de la qualité. Le paysan Léon va ainsi s’enfuir de chez lui pour suivre un convoi de raviolis avant que sa femme ne le rassure : «  J'ai les mêmes à la maison ! » Les parents sont persuadés à longueur d’antenne que sans les céréales X ou Y ou une célèbre pâte à tartiner pour leurs enfants, ils sont de mauvais parents. Tous les industriels parent désormais leurs produits de vertus nutritionnelles : « Renforcés en vitamines », « Sans sucre ajouté », « Riche en oméga 3 »,… C’est oublier que la base du produit, raffinée et dénaturée par les manipulations industrielles, est vide et, qu’à bâtir sur du vide, l’organisme finit par s’écrouler. Voir aussi le dossier du Mendiant sur la malbouffe et l’aliment’Action.

Quelques pistes de Consomm’Action :

Cesser de croire aux promesses du marketing et appendre à décrypter les étiquettes. Ecouter son corps, aussi : si j’ai rapidement faim après avoir consommé des céréales industrielles, une barre chocolatée ou des biscuits, c’est qu’il s’agissait essentiellement de sucres rapides, alors que l’organisme réclame sur la durée des sucres lents. Vous pouvez faire l’expérience entre un biscuit du grand commerce et un biscuit complet biologique : les seconds sont un peu plus chers mais ils calent autrement mieux l’estomac. Conclusions : le bio offre un meilleur rapport qualité / prix !

Le Mendiant
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Lundi 2 avril 2007 1 02 /04 /2007 06:00

1 SCANDALE PAR JOUR : Alimentation


S’affranchir des marques


Ce que dit la presse :

"Grosso modo, la publicité et le marketing représentent de 8% à 10% du chiffre d’affaires d’un fabricant type [gros groupe agroalimentaire] ; le commercial 4% ; le transport et la logistique, 4% également. Sans parler des budgets consacrés à la recherche et au packaging… Pas besoin de telles dépenses pour les marques de distributeur, qui se contentent souvent de copier les « grandes ». […] « Que Choisir » s’est penché, au printemps 2004, sur la question. Conclusions du magazine : les MDD [marques des distributeurs] « font bien souvent jeu égal avec les marques nationales » […] 67% des consommateurs, selon Nielsen, considèrent désormais que les MDD sont au moins aussi bonnes que les nationales. […] Côté packaging, en revanche [censuré] a encore des progrès à faire. « Cheap », « horrible », « low cost », c’est peu dire que les commentaires ont manqué d’enthousiasme."

Source : Les Français raffolent des marques maisons, Nouvel Observateur N°2211, 22 mars 2007, Nathalie Funès, p. 104  

Commentaires du Mendiant :

Au regard des saloperies chimiques que les « grandes » marques mettent dans leurs produits, les grandes surfaces n’allaient quand même pas se priver pour faire aussi mauvais, d’autant plus que ce sont souvent les mêmes fabricants… Donner un bon goût est facile : il suffit de rajouter les mêmes arômes chimiques ! Mais c’est la base utilisée, aussi peu raffinée que possible, qui donne sa qualité nutritionnelle aux aliments, pas la sensation en bouche.

Curieuse, tout de même, notre attirance pour les marques. Sommes-nous vraiment persuadés qu’elles sont de qualité supérieures uniquement parce qu’elles passent à la télé depuis des années ?  A bien y réfléchir, ce devrait même être le contraire : plus le produit est médiocre et plus il doit passer à la télé pour toucher le « temps de cerveau disponible » !

Enfin, depuis quand un packaging « low cost » reflèterait-il la qualité intrinsèque d’un produit ?  Avez-nous besoin de couleurs vives et de slogans santé pour croire que ce que nous mangeons est de qualité supérieure ?   La seule indication qui vaille, c’est l’étiquette !  Et si une majorité des consommateurs prenait le temps de la lire (et de la comprendre), alors il n’y aurait plus grand monde dans les linéaires des hypers…

Quelques pistes de Consomm’Action :

La rédaction du Nouvel Obs, n’écoutant que son courage, avait décidé, pour son article, de réaliser en aveugle un test de biscuits... Dommage qu’elle n’ait pas poussé le vice jusqu’à rajouter dans le test des équivalents de biscuits bio… : elle aurait découverts que le packaging ne pèse pas grand chose face à la qualité intrinsèque des produits et qu’un biscuit bio tient bien mieux au ventre que son équivalent du grand commerce…

 


Le Mendiant
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