Vendredi 16 mars 2007

Bienvenue sur le blog du Mendiant !

 

Quelques mots pour présenter ce nouveau lieu de débats et d’échanges.

Le blog du Mendiant, fidèle à l’esprit du conte, a pour ambition de « secouer le système » et d’éveiller les individus.  Car si les scandales pullulent et si nous sentons bien que quelque chose ne tourne pas rond, il est bien difficile d’avoir une vision précise de l’ennemi ainsi que des « armes » à notre disposition.  Dépasser les manipulations et gagner en liberté et en bien-être sont les ambitions ultimes de ce blog militant, qui s’articulera autour de 3 sections :

La section « Le Mendiant » présentera une sélection de textes contre le système puisés dans le conte « Le Mendiant et le Milliardaire » (conte qui, soit dit en passant, est plutôt constructif dans son approche) mais aussi les trois premières règles de vie du « Petit Livre Bleu », commentées – en exclusivité ! – par Samuel.  

Cette section vous permettra de mieux saisir la personnalité complexe du Mendiant et des protagonistes de l’histoire. Pour davantage de détails, notamment sur les influences philosophiques, veuillez toutefois vous référer au site www.lemendiant.fr


La section « Scandales » sera le cœur du blog et s’enrichira au fil des jours, des semaines et des mois…  Vous y trouverez :

1 scandale par jour, du lundi au vendredi, puisé dans la presse et commenté par le Mendiant

1 dossier par semaine, le week-end, pour faire le tour d’une question

NB: la mention "aucun article ne correspond à cette date" signifie que les articles sont prêts mais que leur publication sur le blog interviendra ultérieurement. Pressé ? Vous pouvez toujours vous rendre sur le site www.lemendiant.fr où vous trouverez quantité de scandales et de dossiers...


 
L’avantage d’un blog sur un site est, comme vous le savez, l’interactivité offerte aux visiteurs. Ce blog n’aura donc de sens que si vous y participez, via vos commentaires, bien sûr, mais aussi via vos coups de gueule personnels.  Vous avez sans doute connaissance de quantités de scandales et le Mendiant sera ravis d’en faire profiter les autres.  La seule obligation est que le texte soit lisible et exempt de noms de marques ou de sociétés : l’objectif du Mendiant n’est pas de dénoncer tel ou tel produit (au bénéfice du concurrent rarement plus vertueux) mais de remettre en cause le système et les prédateurs dans leur ensemble.

  


Enfin, la section « Action » offrira des pistes concrètes pour dépasser le système :

Les cinq tamis de la consomm’Action 
Le petit guide de l’aliment’Action

Là aussi, vous êtes invités à intervenir si vous avez d’autres idées.

Ensembles, unis, nous pouvons, par nos infos et nos actions, changer le système !  D’avance, pour l’intérêt général, pour la planète et nos enfants, merci !

 

 

Le Mendiant
Le pire n’est pas une fatalité. Parlez-en autour de vous…

 

Suite : pourquoi le mendiant ?

par Le Mendiant publié dans : INTRO : blog, mendiant, système et combat
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Vendredi 16 mars 2007

Pourquoi le Mendiant ?


La figure du Mendiant est intéressante à plus d’un titre…

Le mendiant est d’abord l’antithèse du superman, l’antinomique du développement et de la course incessante à la croissance. Il ne clame pas haut et fort : « Regardez comme je suis performant, beau, riche et intelligent » mais : « Voyez comme je suis faible et, si vous le pouvez, aidez-moi ! »  un mendiant n’a rien à prouver, rien à vendre, rien à paraître !  La figure du mendiant est emblématique de la condition humaine : un être bon mais plein de faiblesses, qui a besoin des autres pour vivre et qui n’a pas honte de l’admettre. Est-il besoin de souligner que nous sommes tous, de ce point de vue, des mendiants en puissance ?

Nous avons tendance à l’oublier à la vue de nos malheureux SDF mais la tradition de la mendicité – la plus vieille activité du monde – est aussi parfois associée à  une forme de liberté et de sagesse. Au Sénégal, les disciples d’une confrérie musulmane se font mendiants afin d’apprendre l’humilité et l’ascétisme.  En Asie, des moines bouddhistes mendient leurs repas au quotidien. C’est un moine mendiant qui aida le prince Siddhârta à se lancer sur la voie du Bouddha et le sage taoïste déclare : « Souplesse et faiblesse sont conformes à la vie. Rigidité et force sont conformes à la mort. »    Mais nous pourrions aussi évoquer Jésus ou Gandhi…

Le mendiant est un inutile ?  Celui par qui la générosité s’exprime est pourtant considéré dans toutes les religions  comme un vecteur de purification, d’élévation, de mieux-être… Qui pourrait nier de bonne foi que l’on se sent plus léger après avoir donné ?

Au-delà du sage ou du « professionnel » salvateur, la figure du Mendiant peut enfin  être évoquée pour son aspect « poil à gratter » : placé en dehors de la société, ne pouvant tomber plus bas, il est idéalement placé pour analyser les dérives de la société capitaliste, pour rendre compte de l’envers du décor… Le Mendiant, c’est le contradicteur du système par excellence!  C’est ainsi Diogène, le philosophe cynique qui vivait dans une amphore, mordait les mécréants et faisait tomber les masques. Diogène, l’âme forte, l’esprit libre, « l’incarnation du contre-pouvoir que les philosophes ne devraient jamais cesser d’exercer » selon Michel Onfray.   

Un homme libre qui accepte son humanité, se contente de peu, trouve son plaisir en lui-même et porte un regard acéré sur la société : pas étonnant que le mendiant soit autant décrié et redouté par le système ! 

D’avance, merci de le soutenir car, ne l’oubliez pas, c’est un mendiant : il a donc besoin de vous !

Le Mendiant
Le pire n’est pas une fatalité. Parlez-en autour de vous…


Suite : les malentendus du système

par Le Mendiant publié dans : INTRO : blog, mendiant, système et combat
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Vendredi 16 mars 2007

Les malentendus du système


« On n’a plus de marge de manœuvre. On vit au-dessus de nos moyens. Quel que soit le gagnant, il ne pourra pas réaliser les promesses qu’il aura faites. »   déclarait Dominique de Villepin en novembre 2006. « L’Etat ne peut pas tout »  avait, en son temps, rétorqué Jospin. « Tout » dans le sens fataliste de « On n’y peut rien ! »

Si les hommes politiques se déclarent impuissants, les citoyens peuvent légitimement craindre pour la débandade. Certains n’attendent déjà plus rien : entre le « tous pourris » et le « c’est du pareil au même », ils voteront avec leurs pieds ou se baladeront du côté des extrêmes…

La France et les français soumis à la dictature mercantile des marchés financiers et ils ne peuvent rien faire ?  « Qui veut faire quelque chose trouve un moyen. Qui ne veut rien faire trouve une excuse. » dit un proverbe arabe. Il faut quand même disposer d’un sacré culot pour prendre le prétexte du système… pour ne rien changer au système !

Mais qu’est-ce donc, en premier lieu, que ce « système » ? Selon le Mendiant, le système, est ce qui nous échappe, ce qui fondamentalement manque de sens. Ce sont les néons de la consommation; la pente douce qui mène au précipice; une espèce de trou noir, qui gagne en énergie à mesure qu’y sombrent les esprits…

Les manifestations du système, ce sont par exemple les délocalisations alors que les entreprises et les grands patrons engrangent des bénéfices records ou encore le stress et la peur, utilisés de plus en plus comme des techniques de management. Nous sentons tous, intrinsèquement, que quelque chose ne tourne pas rond dans nos sociétés. Et bien c’est le système qui est aux commandes !

Le système néolibéral s’est bâti avec la bénédiction des puissants sur deux malentendus : la loi de la jungle qui pousse chacun à vouloir « plus » que son voisin tout en considérant les faibles comme des "coupables" et le théorème de la main invisible selon lequel le marché s’autorégule. Ces deux théories, pourvoyeuses de stress, de prédation et de gabegie, sont aujourd’hui anachroniques. 

« Les solidarités apparaissent en fait comme le vrai moteur de la vie » rectifie le botaniste Jean-Marie Pelt (i)  « S’il écrivait qu’en recherchant leur intérêt personnel les individus œuvrent pour le bien-être général de la société, Adam Smith était plus conscient des limites de ce raisonnement que beaucoup d’adeptes actuels de cette doctrine. » précise le prix Nobel d’économie Joseph E. Stiglitz (ii)  Bref, si la globalisation est un fait, la doctrine néolibérale est un choix et ce n’est ni le choix de la vie, ni celui des peuples ! 

Raison suffisante pour en changer !

Le Mendiant
Le pire n’est pas une fatalité. Parlez-en autour de vous…

 


Références:
(i) Jean-Marie Pelt, La solidarité chez les plantes, les animaux, les humains, Fayard, 2004, p. 8
(ii) Joseph E. Stiglitz, Quand le capitalisme perd la tête, Fayard, 2003, p.301


Suite : Comment vaincre le système ?

par Le Mendiant publié dans : INTRO : blog, mendiant, système et combat
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