Vendredi 16 mars 2007
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Le business de la maladie
Dialogue entre Samuel et le PDG de la Maison du bien-être www.maisondubienetre.com
(Extrait du conte Le Mendiant et le Milliardaire de Benoît Saint Girons, Editions Jouvence)
[…]
– Ces quelques lignes font partie des vexations mises en place pour freiner le développement des thérapies alternatives, enchaîna Antoine Larousso. Et sous quel prétexte ? Simplement parce que les instances scientifiques ne parviennent pas ou ne souhaitent pas en étudier les actions et les vertus. C’est bien gentil de donner le monopole des soins aux médecins mais pourquoi ne leur enseigne-t-on pas les thérapies naturelles ?
– Je ne sais pas, répondit Samuel, peut-être ont-ils déjà beaucoup de choses à apprendre ?
– De longues années d’études ne sont effectivement pas de trop pour étudier les risques que la chimie fait courir à l’organisme , reprit Antoine. Mais pourquoi la médecine occidentale se comporte-t-elle comme si elle avait un contentieux avec la nature ? Est-ce parce que, malgré tous ses efforts, les hommes continuent de tomber malade et à mourir ? Est-ce parce que la nature – au contraire des OGM – n’est pas brevetable et donc peu rentable ? Est-ce à cause des labos ? Non, ce n’est pas demain que nous verrons les médecins proposer des huiles essentielles à la place de nos chères petites pilules…
– L’efficacité n’est quand même pas la même, osa Samuel.
– Vous avez raison, reprit Antoine avec un sourire ironique : l’action des médicaments est intrinsèquement limitée à une cible bien précise. Les prescrire à tout va ne peut que renforcer la virulence des microbes… C’est peut-être profitable pour les industriels, mais c’est désastreux pour la santé publique !
– Que suggérez-vous de faire ?
– Le bon sens inviterait à n’utiliser la chimie qu’en dernier recours, lorsque les solutions naturelles ne sont pas disponibles. Et pourquoi ne pas revenir aux fondamentaux et enseigner à ne pas tomber malade ? N’est-ce pas là la base même de l’enseignement d’Hippocrate ? C’est aussi l’approche des médecines orientales : il y a peu de temps encore en Chine, on ne payait pas un médecin qui soignait car on considérait qu’il avait fait preuve d’incompétence.
– Le monde à l’envers !
– Ne serait-ce pas plutôt nous qui marchons sur la tête ? Privilégier la prévention aux soins médicamenteux qui affaiblissent le système immunitaire ne relève-t-il pas du bon sens ? Une personne en bonne santé n’a-t-elle pas moins de chance de tomber malade ?
– C’est tout le système qui serait donc à revoir…
– Oui et au regard des intérêts financiers en jeu , cela n’arrivera que si nous autres patients faisons clairement la demande d’une médecine plus douce et plus humaine. Tant que le fric primera sur le bien-être, la maladie sera malheureusement notre lot commun…
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Le Mendiant
Le pire n’est pas une fatalité. Parlez-en autour de vous…
Vendredi 16 mars 2007
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La douloureuse responsabilité
Dialogue entre Jean-Jacques et le cancéreux
(Extrait du conte Le Mendiant et le Milliardaire de Benoît Saint Girons, Editions Jouvence)
[…]
Jean-Jacques s’accorda un instant de réflexion. Oui, ce cancéreux n’avait pas totalement tort : le système renforçait les inégalités et prospérait sur la misère. La valeur financière d’une société n’augmentait-elle pas à chaque annonce de licenciements ? La bourse n’avait-elle pas surfé allègrement sur le tsunami asiatique ? « Il faudrait peut-être que je jette un coup d’œil sur mes affaires, se dit-il en conscience. Je participe sans doute aussi à cette gabegie… »
– Je vous remercie de m’avoir ouvert les yeux sur tous ces problèmes, reprit Jean-Jacques.
– Il n’y a pas de quoi, répondit le malade. J’attends avec impatience le moment où tout pétera !
– Comment ?
– BOUM ! Une bonne grosse explosion qui mettra tout le système à terre…
– Alors là, je ne vous suis plus, vous ne pouvez pas à la fois dénoncer la violence et l’appeler de vos vœux…
– Mais si, puisque c’est pour la bonne cause !
– La violence serait fondée à partir du moment où elle servirait vos intérêts, c’est ça ?
– Pas seulement mes intérêts, mais aussi ceux de tous les opprimés. Après tout ce qu’on a subi, c’est de la légitime défense !
– Mais quand tout cela s’arrêtera-t-il ? Quelle différence pour la balance du monde si les oppressés se transforment en oppresseurs ? Pourquoi ne pas rejeter une fois pour toutes la violence ? Comment réformer un système sans changer les règles du jeu, sans commencer par se réformer soi-même ? C’est un peu facile de s’en prendre à tout le monde, sauf à soi-même ! Qu’avez-vous fait, VOUS, pour améliorer les choses ?
Cette attaque soudaine atteignit le malade en pleine figure. Il en resta bouche bée. Il avait l’habitude d’être plaint ou ignoré, pas d’être bousculé. Son visage, qui s’était endurci au fur et à mesure de ses diatribes, s’assombrit d’une infinie tristesse. La tête baissée, il finit par répondre :
– Regardez-moi. La seule excuse qu’il me reste devant le gâchis de ma chienne de vie, c’est de me dire que ce n’était pas de ma faute. Et vous voulez m’enlever ce dernier réconfort ? J’essaie justement de ne pas trop penser à ce que j’aurais pu faire. Regretter, ça ne me sert plus à rien maintenant…
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Le Mendiant
Le pire n’est pas une fatalité. Parlez-en autour de vous…
Vendredi 16 mars 2007
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Les règles du jeu de la société
Dialogue entre le Mendiant et le riche Jean-Jacques
(Extrait du conte Le Mendiant et le Milliardaire de Benoît Saint Girons, Editions Jouvence)
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– Mais s’il y a un cadre, il n’y a plus de liberté !
– Cette erreur d’appréciation est à la base du malaise actuel. Nous avons donné bien trop d’importance à ce mot, nous l’avons conjugué à toutes les formes de l’individualisme, en oubliant que notre liberté devait aller de pair avec celle des autres. Ensuite, nous avons confondu liberté et absence de règles alors que la liberté exige au contraire le respect des règles. Que dirais-tu de jouer à un jeu de société sans règles du jeu ?
– Cela n’aurait aucun intérêt !
– Eh bien, il en va de même dans le grand jeu de la société : les règles et les lois nous rappellent que nous jouons à plusieurs.
– Mais qu’il n’y aura qu’un seul gagnant…
– Il n’y a pas un gagnant lorsque l’on joue, il n’y a alors que des gagnants : ceux qui ont pris du plaisir avec et non pas contre les autres. Mais cela aussi nous avons tendance à l’oublier : nous jouons de nos jours bien trop sérieusement ! Obnubilés par la réussite et la performance, nous sommes devenus mauvais joueurs. Le système demande à l’homme de se comporter comme un ordinateur qui ne planterait jamais et irait toujours plus vite. Pas étonnant que les virus se multiplient !
– Il y a de toute évidence un problème de logiciel…
– Je dirais plutôt d’incompatibilités, entre ce que nous sommes et ce que nous montrons, entre ce que nous aimons et ce que nous faisons…
– Il faudrait expliquer cela aux malheureux.
– Oui, mais attention à ne pas oublier les vertus de la tolérance : quelqu’un n’acceptera de changer qu’à la lumière de ses propres raisonnements. Tu peux l’aider à y voir plus clair mais, s’il ne t’a rien demandé, tu ne dois rien attendre de lui en retour.
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Le Mendiant
Le pire n’est pas une fatalité. Parlez-en autour de vous…
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