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Samedi 5 mai 2007 6 05 /05 /2007 06:00

LE DOSSIER DE LA SEMAINE : Alimentation

 

Les scandales du sel industriel

 

Selon l’Académie de médecine, nos besoins en sel n’excèdent pas 3 g de sel par jour. Toutefois, pour ne pas trop froisser les industriels, les seuils ont été fixés en France de 5 à 6 g.

 
Il convient en effet préciser que 80% du sel que nous ingérons vient des produits industriels « prêts à manger », des céréales du matin aux plats cuisinés en passant par le pain ou les produits d’apéritifs.  

 

Et il faut croire que ces bons petits plats bien chimiques ont de nombreux adeptes car l’apport moyen de sel en France se situe entre 9 et 10 g par jour. Pire : un quart des hommes et 10% des femmes en consommeraient plus de 12 g.

 


Dessin Jean Philippe Combaz pour Satoriz

 

Quelle importance ?  « Les niveaux actuels de consommation de sodium sont associés directement à une augmentation de la tension artérielle, facteur de risque cardio-vasculaire et rénales qui sont les principales causes de morbidité et de mortalité en Europe » précisait en Juin 2005 l’Agence européenne de sécurité alimentaire.  Plus précisément, les excès de sel entraîneraient en France 75.000 accidents cardio-vasculaires par an dont 25.000 décès…

 

Mais pourquoi les industriels ont-ils la main sur la salière aussi lourde ?  Mais parce qu’il convient de donner du goût à leurs mixtures insipides pardi !  Les produits de base sont en effet tellement raffinés et dénaturés qu’ils ne conviendraient pas du tout, en l’état, à nos palais délicats. La réaction naturelle de notre organisme serait de nous détourner de ces aliments de piètre qualité. Inacceptable, évidemment, pour les industriels.  D’où le recourt massif au sel, aux exhausteurs de goût et autres arômes artificiels (nous en reparlerons)

 

Même le pain a été affecté. Comme le rappelle le magazine Que Choisir, l’adoption du pétrissage intensif dans les années cinquante a entraîné, pour compenser la perte de goût, à une hausse de près de 50% de la dose de sel employée.  Et voilà pourquoi le pain blanc, à la farine blanche vidée de tout nutriment, est déconseillé pour la santé !

 

Autre méfait du sel, qui ravis les industriels : le sel donne soif !  Et que consomment désormais la plupart des jeunes (et des moins jeunes) : des boissons industriels riches en sucre !  Et voilà pourquoi l’apport de sel a progressé aux Etats-Unis de plus de 50% entre le milieu des années 80 et la fin des années 90… en parallèle à l’explosion de l’obésité.

 

Et maintenant, que faire  ? 

 

Pas grand chose à faire à part éviter toutes les préparations industrielles. En l’état actuel des étiquettes, en effet, la teneur en sel est rarement indiquée. Si les étiquettes précisent la teneur en sodium, il convient de multiplier le chiffre par 2,54 pour obtenir la teneur en sel (chlorure de sodium)  Faire ses achats dans un magasin bio permettra d’éviter le calcul mental…

 

LE MENDIANT
Le pire n’est pas une fatalité. Parlez-en autour de vous…

 


Sources :
Ca ne manque pas de sel, Que Choisir N°446, Mars 2007, Fabienne Maleysson, p. 16
Les méfaits du sel confirmés, Le Point N°1782, 9 novembre 2006, Anne Jeanblanc, p.75    

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Samedi 9 juin 2007 6 09 /06 /2007 06:00


LE DOSSIER DE LA SEMAINE : Alimentation


Les apprentis sorciers du goût

« Dans notre branche, nous sommes très discrets » explique un des dirigeants. S’agirait-il d’une entreprise de l’armement ?  D’un produit hautement stratégique pour la France ?  Pas du tout : d’un simple producteur d’arômes !  Mais « ils » ont toutes les raisons de jouer profil bas car les manipulations auxquelles « ils » se livrent sont en effet peu avouables… 

Les industriels avaient un problème : à force de raffiner et de dénaturer leurs matières premières, ils se sont retrouvés avec des substances insipides voire amers, impossibles à faire admettre en l’état à des organismes naturellement humains. Comment faire avaler des plats sans saveurs à des consommateurs que l’on souhaite fidèles et dépensiers ? Deux solutions: en amont, les arômes et les exhausteurs de goûts se chargeront de donner un semblant de vie aux préparations ; en aval, le marketing et la publicité feront croire à un produit de qualité supérieure. 

« Les producteurs d'arômes ne parlent pas volontiers de leurs clients, ni des produits qui bénéficient de leur savoir-faire. [...] Nul ne connaît ces entreprises, mais leurs produits sont dans toutes les bouches, du matin au soir [...] » rappelle Hans-Ulrich Grimm dans son livre coup de poing Arômes dans notre assiette, la grande manipulation.


Dessin Jean Philippe Combaz pour Satoriz

« Les aliments sont tellement traités, déshydratés, malaxés qu’ils perdent toute saveur. On y ajoute donc des éléments chimiques. Il y a une usine immense, à Dayton, qui ne fait que ça : des arômes. On y fabrique le goût de la viande, le goût de la sauce, des additifs en tout genre. Mais aussi l’odeur des parfums […] Dans un banal milk-shake fraise, on compte 50 produits chimiques. » témoigne pour sa part E. Schlosser dans Fast Food Nation.

La majorité des produits industriels, du chocolat du petit déjeuner au couscous du soir en passant par la soupe doivent leur goût à la compétence de chimistes. Les arômes incorporés sont-ils au moins naturels ? Souvent oui (le terme « arômes artificiels » fait encore chez nous mauvais genre sur l’emballage) mais l’interprétation de « naturel » est parfois alambiquée : comme toute la production mondiale de fraise ne suffirait pas à aromatiser 5% des produits au goût de fraise des seuls Etats-Unis d’Amérique et comme en plus le goût de fraise supporte mal le temps, on utilise souvent… des copeaux de bois d’Australie ! Le bois aussi est naturel, non ?

Et c’est ainsi que, bon an mal an, l’Union européenne consomme chaque année 170 000 tonnes d’arômes industriels (40 000 tonnes pour la France !), auxquelles il faut ajouter 95 000 tonnes de glutamate, le célèbre exhausteur de goût qui ravit tant les papilles… « Quand on sait qu’il suffit de 5 mg d’un arôme artificiel pour donner un goût noisette à environ 6 millions de yaourts, on comprend vite que chacun des aliments que nous consommons, chacun des produits que nous achetons comporte au moins l’un de ces arômes. Il y en a, en fait, absolument partout : dans la quasi-totalité des produits alimentaires. Mais aussi dans tous les produits qui ont un parfum […] et même dans ceux qui n’en ont pas car il existe aussi des arômes pour masquer les mauvaises odeurs dues au traitement industriel. » précise le magazine Quelle Santé.

Comme le souligne Grimm, le problème est que notre sens du goût a aussi pour vocation de nous prémunir contre les aliments non consommables, l’amertume agissant comme un signal d’alerte. « Si on la masque, l’organisme risque d’absorber des produits qui lui sont préjudiciables » dénonce l’auteur. Un autre problème est que les arômes induisent l’organisme en erreur : « un arôme de bœuf indique à l’estomac qu’il aura bientôt à transformer de la viande, mais rien ne vient. Le système tourne à vide et provoque inévitablement une sensation de faim. » explique Quelle Santé. Accessoirement, la nocivité de la plupart des molécules aromatiques n’a jamais été étudiée et leur combinaison encore moins…

Ce n’est pas le cas de tous les additifs alimentaires.. . 490 références et études scientifiques auraient été publiées sur le sujet entre 1950 et 1993.  « Pire que les arômes : les exhausteurs de goût  » titrait ainsi le magazine Quelle Santé en Juin 2006. Les exhausteurs synthétiques E 620 à E 650 sont tous suspects et de préférence à éviter mais le pompon est décroché par le E621, plus connu sous le nom de glutamate monosodique ou monosodium (GSM en français, MSG en anglais).

Cet additifs qui, selon Corinne Gouget, « peut rendre aussi dépendant que la nicotine ou que certaines drogues » est présent dans quasiment tous les aliments industriels sous diverses appellations (protéines ou graisses hydrolisées ou hydrogénées, gélatines, caséinate de sodium ou de calcium, protéines texturées, extraits de levure,…)  Outre l’augmentation des prises alimentaires induisant l’obésité (le GSM serait utilisé par les scientifiques pour rendre les rats de laboratoire obèses !), il est le premier responsable du « syndrome des restaurants chinois » qui se traduit par des nausées et des vomissements. On lui attribue également des cas d’allergies et une aggravation des symptômes de l’asthme et certains chercheurs lient la surconsommation de glutamate aux maladies de Parkinson et d’Alzheimer.

Cerise sur le gâteau (industriel) : l’un des plus gros producteurs de glutamate est une entreprise chinoise responsable de la pollution des rivières et de la nappe phréatique des villages chinois alentours. Résultats : cancers à gogo chez les villageois !  Décidément, que du bonheur !

Et maintenant, que faire  ? 

« Un conseil : la prochaine fois, en ouvrant une boîte de raviolis ou en mettant un plat surgelé au micro-ondes, regardez l’étiquette et cherchez le code E621. » écrit Luc Richard du magazine Marianne.  Excellente idée mais, pendant que vous y êtes, regardez aussi du côté des autres chiffres et des arômes.  Ensuite, demandez-vous si vous souhaitez vivre dangereusement… et agissez en conséquence !

LE MENDIANT
Le pire n’est pas une fatalité. Parlez-en autour de vous…

NB : C’est sur ce dossier que ce terminera notre première série. La rédaction de nouveaux livres m’incite en effet à réorienter un peu de mon temps… Dans les mois qui viennent, le « dossier de la semaine » puisera donc dans les dossiers précédemment publiés. A cette occasion, il sera enrichi, si possible, des plus récentes données. L’occasion aussi pour vous, amis lecteurs, de les commenter…


Sources :
Hans-Ulrich Grimm, Arômes dans notre assiette, la grande manipulation, Terre Vivante, 2004
E. Schlosser, Fast Food Nation.
Dur à avaler, Le Nouvel Observateur N°2193, 16 novembre 2006, François Forestier, p. 142
Arômes : les faussaires du goût, Quelle Santé N°6, Juin 2006, p. 6
La malbouffe rend-elle dépendant ?, Biocontact N°167, Mars 2007, Claudine Richard, p. 51
Pire que les arômes : les exhausteurs de goût, Quelle Santé N°6, Juin 2006, p. 8
Corinne Gouget, Additifs alimentaires, Ed. Chariot d’Or, 2006
Silence, la Chine pollue… et tue à petit feu, Marianne N°507, 6 janvier 2007, Luc Richard, p.45  

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Samedi 30 juin 2007 6 30 /06 /2007 06:00

« Il n’y a aucune évidence d’un lien entre la consommation de sucre et le diabète. » a déclaré le responsable de l’Association américaine des diabétiques.  Un tel revirement, contraire à toutes les données scientifiques, serait-elle lié au fait que son association venait de recevoir une très généreuse donation d’un fabricant de boissons gazeuses sucrées ?

Ne faisons pas de mauvais esprit car il aurait aussi pu toucher des subventions d’un fabricant de jus d’orange : en moyenne, les jus de fruits « sans sucre ajouté » contiennent l’équivalent de 17 morceaux de sucre par litre (avec des pointes pour le jus de raisin ou de pommes) !

Mais soyons sérieux deux minutes car le sucre fait des ravages ! « Une étude menée à l’université de Loma Linda, aux Etats-Unis, a montré que la capacité de défense de nos globules blancs était inversement proportionnelle à la quantité de sucre blanc ingéré. Une piste qui pourrait expliquer les affections à répétition (ORL en particulier) dont souffrent les enfants avides de sucreries. » note par exemple le magazine Psychologies


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Mais peut-être nous faudrait-il avant tout préciser, pour éviter tout dérapage qu’ il y a sucre et sucre. Il y a le sucre industriel raffiné (qu’il soit blanc ou roux, de betterave ou de canne à sucre, c’est de la saccharose !), un concentré de calories vides de tout minéraux, vitamines, enzymes ou oligoéléments pourtant indispensables au métabolisme, que l’on retrouve partout et qui fait la joie des dentistes et le malheur des estomacs. Et puis il y a le sucre complet  ou intégral biologique, directement issu de la canne à sucre, riche en nutriments, qui protège des caries et fortifie l’organisme. Bien évidemment, vous ne trouverez pas ce dernier dans les rayons des hypermarchés ou les préparations industrielles…

Un autre que vous ne trouverez pas en rayon, qui remplace le sucre dans nombre de préparations et de boissons industrielles et qui serait le premier responsable du boom de l’obésité au niveau planétaire ?  Vous avez trouvé, il s’agit bien du sirop de glucose-fructose ! « Depuis l’introduction du HFCS dans les sodas, le taux d’obésité des adolescents américains est passé de 6% à 16% » note William Reymond dans son livre Toxic

Produit à partir de maïs, le High Fructose Corn Syrup (HFCS) est tout bénéfice pour les industriels : il représente un débouché pour le maïs (la plante la plus polluante à produire), se conserve plus longtemps, se mélange mieux et est surtout bien moins cher. Bénéfices pour le consommateurs ?   Zéro !  Le HFCS est loin de contenir les vitamines et les sels minéraux du bon vieux sucre de canne ! 

« Si ce sirop n’a pas encore totalement envahi l’alimentation européenne, c’est parce que les institutions de Bruxelles mènent une politique de protection de l’industrie sucrière traditionnelle. Ainsi, tout édulcorant contenant plus de 10% de fructose est soumis à un quota. » précise William Reymond.  Nous voilà rassurés : Bruxelles ne vise pas à la santé publique mais simplement à préserver le profit des industriels et des betteraviers ! 

Chaque Français consomme 3,3 kg de bonbons par an. Il faut déjà un appétit solide lorsque l’on sait que les bonbons gélifiés contiendraient, par exemple, de la gélatine d’origine animale fabriquée à partir d’os et de peaux de bovins ou de porcs… Sans parler des arômes artificiels et de colorants de synthèse…  Mais on change de sujet (on y reviendra) et pour faire le plein de sucre raffinés et favoriser l’hyperactivité des enfants, les bonbons du grand commerce restent l’idéal.

Un petit peu de science pour recadrer le débat… En règle générale, les produits industriels et raffinés renferment moins de nutriments que les produits frais et possèdent un indice glycémique (IG) plus élevé. L’indice glycémique est lié à la mesure du taux de glucose sanguin : un aliment possédant un IG élevé (supérieur à 70) provoquera une montée rapide du glucose dans le sang (on parle ainsi de « sucre rapide ») et la production d’insuline dans le pancréas (le « pic d’insuline ») pour tenter de résorber ce trop plein de sucre

Si l’insuline réussit son travail, le taux de sucre chutera fortement, avec le risque de se trouver en hypoglycémie et l’envie de manger à nouveau (bien pratique pour le business !). « Les hausses et les baisses brutales de la glycémie sanguine […] entraînent presque toujours un état de dépendance alimentaire. » précise un article du magazine gratuit Biocontact.

Mais à la longue, surtout si la consommation est pauvre en fibres, le pancréas se fatigue et une résistance à l’insuline se développe. Le terrain est alors propice au développement du diabète et de la surcharge pondérale, avec un risque accru de maladies cardio-vasculaires et de cancer. Les graisses ont été victimes d’une injustice : ce sont les sucres raffinés les coupables ! 

Les aliments à IG très élevés (plus de 100) sont le glucose (sans surprise) mais aussi le riz précuit instantané, les confiserie, les corn-flakes (et oui !), les pommes de terre frites ou en purées, le miel,… Dans les aliments à IG élevés (plus de 70), on retrouve les soda, les barre chocolatée, les viennoiseries, la baguette, le flan, le sucre blanc, la pizza au fromage, les flocons d’avoines, les pâtisseries, le riz blanc,…  Bref, une grande majorité de produits industriels dont on nous vante les bienfaits à longueur de pub, notamment dans les émissions pour enfants…

Tout n’est évidemment pas à jeter dans les aliments à IG élevés : le miel, par exemple, peut être très bénéfique à doses raisonnables et constitue également une bonne alternative au sucre blanc (de même que la mélasse ou le sirop d’érable). Malgré une forte teneur en glucide, il a une moindre incidence sur la glycémie que les sucres simples du fait de sa teneur élevée en fructose et en vitamines. De même, il n’y a aucun problème à se faire plaisir de temps en temps. Ce sont les abus qui posent problème… et dieu sait s’il y en a : l’obésité tue davantage en France que les accidents de la route et le sida réunis !


Et maintenant, que faire  ? 

Inutile de stresser et de devenir foodamentaliste. Le bon sens voudrait que l’on s’oriente simplement vers les produits les plus complets (en Bio si l’on veut éviter la concentration de pesticides) et les moins raffinés possibles.  Cela coûte trop cher ?  Au contraire car le rapport qualité/prix est bien meilleur (voir la démonstration sans la section Aliment’Action) 

Le glucose est indispensable à l’organisme mais la préférence devrait aller vers les sucres lents. On trouve dans les magasins bio des bonbons, des chocolats (noir) et des biscuits de qualité, sans parler du sucre complet qui est délicieux !  Attention par contre aux édulcorants, aspartame en tête, encore pire que le sucre blanc. Nous en reparlerons…

 

Le Mendiant
Le pire n’est pas une fatalité. Parlez-en autour de vous…

Alimentation: Les ravages du sucre industriel 2007 © Benoît Saint Girons
Dessin Jean Philippe Combaz © Satoriz


Sources :
Sucro-dollars, Pratique de Santé N°31, 4 juin 2005, p2
Le sucre autrement, Psychologies magazine N°262, Avril 2007, p. 222
Bonbons bio : oui, mais pas à gogo, Quelle santé N°11, Décembre 2006, Lise Delord, p.22
60 millions de consommateurs, Avril 2005
La malbouffe rend-elle dépendant, Biocontact N°167, Mars 2007, Claudine Richard, p. 51 
Le dossier du Mendiant sur l’Aliment’action
Toxic, William Reymond, Flammarion, 2007



Et n'oubliez pas, à partir de lundi et durant tout le mois de juillet: le nouveau conte à rebours De l'air! Un conte écologique pour prendre conscience de l'urgence à changer de système...

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