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Samedi 28 avril 2007 6 28 /04 /2007 06:00

LE DOSSIER DE LA SEMAINE : Business / Système


Le gouvernement et les OGM

Le gouvernement français a demandé à Bruxelles de restreindre la communication au public sur les évaluations des risques des OGM pour la santé humaine au prétexte que cela pourrait « entacher la confiance de l’opinion publique » et « nuire à la position concurrentielle des entreprises qui se sont lancés dans l’aventure. »

Y aurait-il quelque chose à cacher ? On se demande bien pourquoi les Français seraient méfiants vis à vis des OGM : n’ont-il pas fait la preuve de leurs multiples bienfaits ?

Serait-ce parce que nous n’avons déjà presque plus le choix ?  « Plus personne ne nie aujourd’hui que les plantes OGM, sont susceptibles, par pollinisation, de contaminer les cultures voisines. En acceptant l’extension de la culture des OGM, le gouvernement, soutenu par un certain nombre de scientifiques liés aux organisations professionnelles, nous condamne à plus ou moins longue échéance, à ne plus avoir le choix pour des produits non OGM. […] Ce que dit le gouvernement c’est que l’agriculture biologique doit pouvoir accepter tout comme la conventionnelle, un certain taux d’OGM dans les produits. » déclare Arnaud Apotheker, le spécialiste des OGM chez Greenpeace France www.greenpeace.fr 

Dessin Jean Philippe Combaz pour Satoriz

Et en effet, dès à présent, un taux de moins de 0,9% d’OGM n’entraîne pas d’obligation d’étiquetage sur les produits. De même, les consommateurs ne sont pas informés si les animaux qu’ils consomment ont été ou non nourris aux OGM. Or, 80% des OGM sont destinés à l'alimentation animale…

Résultat : les OGM sont déjà partout : seule la société Heinz Frozen and Chilled food garantie par exemple que ses petits pots pour bébé sont élaborés sans OGM. La plupart des biscuits et confiseries seraient contaminées, de même que les produits light et les produits laitiers du grand commerce.  Voir le guide de Greenpeace sur www.detectivesOGM.org  

Bref, il n’y a aucun intérêt à provoquer la panique et à faire fuir les consommateurs des rayons des hypermarchés. Officiellement, les OGM sont d’ailleurs excellents pour la santé ! 

Au regard de ce dogme, quoi de plus normal que le gouvernement français occulte une étude de la firme [censuré] mettant en évidence que des rats ayant mangé le maïs OGM ont vu leurs organes modifiés. Ils ont subi des lésions aux reins, au foi, au sang.  Sans surprise, la Commission européenne de Bruxelles a autorisé ce maïs à l'alimentation en Europe.

D’ailleurs, le gouvernement est tellement sûr de l’innocuité de ces substances qu’il a fait passer une loi précisant, qu’en cas de problème, ce sont les agriculteurs qui assumeront la responsabilité juridique et non pas les fournisseurs d’OGM, tout en réaffirmant le caractère confidentiel des informations communiquées par les producteurs…

On comprend donc leur courroux lorsque des biologistes, français de surcroît, disent avoir mis en évidence la toxicité d’une plante transgénique vendue dans le commerce […] commercialisé en Europe depuis 2005. […]  Ce fameux maïs justement !  « Nous avons découvert des signes de toxicité hépatique et rénale chez les rongeurs, ainsi que d’autres anomalies physiologiques », assure le Pr Gilles-Eric Séralini.

Comme le dit le reportage de Canal + censrué mais disponible sur internet : « Fini les tests sur les rats: les cobayes, désormais, c'est nous! Risques possibles pour notre santé ? Totalement inconnus! »


Et maintenant, que faire  ? 

A part censurer ces pratiques lors des prochaines élections, la seule solution pour les consommateurs consiste à se tourner vers les produits bio et l’agriculture raisonnée, promue notamment par la Confédération paysanne de José Bové. 

Les plus courageux visionneront aussi l’excellent documentaire « The Future of Food » de Deborah Koons Garcia. La narration en français est affligeante mais l’enquête est minutieuse, les témoignages poignants et l’ensemble constitue un procès à charge contre les producteurs d’OGM.  Les magazins bio Satoriz ont pris l’excellente initiative de prêter le DVD gratuitement à leurs clients. Une autre bonne raison de les fréquenter assidûment… www.thefutureoffood.com

Face à l’opacité et l’autocensure de l’administration, on peut aussi se demander si l’arrachage des plants d’OGM n’est pas finalement la seule action susceptible de contrer les lobbies industriels. En l’absence de débat objectif sur le sujet et compte tenu des intérêts financiers en jeu, les alternatives sont malheureusement limitées… Faire circuler l’information, peut-être ?


LE MENDIANT
Le pire n’est pas une fatalité. Parlez-en autour de vous…

 


Sources :
OGM, Pratique de Santé N°37, 8 octobre 2005, p2
OGM : relancer la mobilisation des consommateurs, Quelle Santé N°2, Février 2006, p. 4
Greenpeace : le nouveau guide OGM vient de sortir, Biocontact N°163, Novembre 2006, p.24
Les OGM sont ils dangereux pour la santé ? L'étude qui accuse. Reportage 90 minutes de Canal +, 15 sept 2005, Michel Despratx, Stephane Rossi, Jean-Pierre Vesperini, Nicolas de Marinis et Veronique Leroy  (visionnable sur internet)
OGM : la France taille un projet de loi sur mesure pour Monsanto et consorts, Pratiques de Santé N°44, 11 février 2006, p.2
Soupçons sur le maïs transgénique, L’Express N°2906, 15 mars 2007, Gilbert Charles, p.108

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Samedi 2 juin 2007 6 02 /06 /2007 06:00

LE DOSSIER DE LA SEMAINE : Système

Sous la surface des cosmétiques


Le terme « cosmétique » vient du grec « kosmos » et signifie « parure », c’est-à-dire « qui embellit et qui décore ». Le caractère superficiel des cosmétiques est donc étymologique avant d’être légal : si une crème agit au niveau du derme, si elle va plus loin que la jonction dermo-épidermique, si elle a – donc – des principes vraiment actif, cela n’est plus une crème mais un médicament et il lui faut une autorisation de mise sur le marché (AMM) ! Exit aussi le marketing puisque les médicaments sont interdits de publicité…

Or les marchands de crèmes ont un besoin impérieux de marketing : n’oublions pas qu’ils vendent avant tout du rêve !   « Pourquoi certaines crèmes sont-elles si chères » s’interroge ainsi le magazine Psychologies, rappelant que des petits pots de crèmes dépassent parfois largement les 200 euros ?  Réponse :  parce que le prix élevé rassure les consommatrices. « Pour elles, il est forcément synonyme de performances accrues. En s’offrant une crème de luxe, elles ont vraiment l’impression de faire un cadeau royal à leur peau. Et elles s’impliquent davantage. Elles sont plus attentives à leur peau, à leurs gestes. »  De là à penser que c’est ce soin "extérieur" apporté à la peau ainsi que l’effet placebo qui font toute la différence, il n’y a qu’un pas…

…que nous franchissons !  En effet, dans un test de la revue Que Choisir paru en Janvier 2006 sur les crèmes antirides, c’est la crème la plus chère est justement la moins efficace !  « Les accroches commerciales des fabricants de cosmétiques ne reculent devant rien pour attirer les consommatrices naïves avec des promesses pour le moins douteuses. » précise le magazine de défense des consommateurs.  En réalité, tests à l’appui, il faudrait quasiment un microscope pour constater les améliorations !  Logique puisque, comme le rappelle le magazine, « il leur est interdit d’agir sur le derme » alors que « c’est essentiellement à son niveau que se produit le vieillissement de la peau. »


Dessin Jean Philippe Combaz pour Satoriz

Le vieillissement de la population associé à un refus du paraître vieux, vieux complexe habilement entretenu par les magazines féminins et les médias, a néanmoins entraîné un boom des produits de soins anti-âge.  Tout serait bon pour ne pas vieillir !  Tout, même des produits nocifs pour la peau ?

Les consommateurs n’en ont pas toujours conscience mais les industriels ont poussé la perversité jusqu’à vendre à prix d’or des crèmes aux composés parfois allergènes, irritantes voire même cancérigènes ! 

L’AFSSAPS (l’autorité qui surveille les produits de santé) a achevé en 2006 une étude confidentielle menée par ses services en 2005 pour évaluer les effets indésirables des cosmétiques. Les résultats de l’étude – qu’un journaliste du Parisien a pu consulter grâce à un médecin allergologue inquiet – indiquent que 122 accidents graves de santé provoqués par les cosmétiques on été recensés en France.  Et combien d’accidents secondaire ?  CHUT ! C’est confidentiel…

Au total, des cosmétiques dénombrent en effet jusqu’à 21 composants « indésirables » !  « Et dire que certains appellent cela des « soins de beauté » ! » s’étonne l’aromatologue Jacques Paltz. Au hit-parade des agresseurs de la peau, se trouvent l’aluminium, les parabens et les microbilles de silicone.

Les parabènes sont désormais tristement célèbres.  80% des produits de soin et d’hygiène en contiendraient mais attention : tous ne posent pas les mêmes problèmes à savoir une perturbation du système endocrinien et des effets toxiques sur la reproduction. Si le méthylparaben et l’éthylparaben ne semblent pas poser trop de problèmes, le butylparaben ou l’isobutylparaben sont bel et bien déconseillés.

Rita Stiens, l’auteur de l’excellent La Vérité sur les cosmétiques, recadre toutefois le débat : « Je trouve la campagne française « sans parabènes » regrettable. En comparaison avec d’autres conservateurs de synthèse, les dérivés de formaldéhyde par exemple, les parabènes sont moins problématiques. Mettre en avant des étiquettes « sans parabènes » peut sérieusement induire le consommateur en erreur. » déclare-t-elle dans le magazine Vivre Autrement.

Induire le consommateur en erreur ?  Mais évidemment : le marketing a obligation de faire passer des vessies pour des lanternes !  Quel serait d’ailleurs l’intérêt du matraquage publicitaire si les produits étaient vraiment bons ?  Tant que le paraître l’emportera sur l’être, faire passer pour naturel des produits bourrés de composés chimiques de synthèses sera la règle du jeu. Un consommateur « mal dans sa peau » est de toute façon un bien meilleur consommateur !

Et maintenant, que faire  ? 

Avec une surface dépassant 1.80m2 pour une personne de taille moyenne, la peau constitue l’organe le plus étendu du corps.  A travers les innombrables pores qui la composent, son rôle est de tenir lieu à la fois de protection et d’échange avec l’environnement.  Ainsi, prendre soin de sa peau représente aussi bien le début d’une bonne hygiène de vie que son aboutissement et concerne aussi bien les femmes que les hommes. Les produits de soins que nous utilisons devraient être en totale cohérence avec notre manière d’être, à l’instar de notre choix de nourriture et de cadre de vie.

Les produits chimiques, agressifs pour la peau, devraient donc sortir de nos salles de bain ! Le Guide Cosmétox réalisé et diffusé par Greenpeace dresse une liste de produits par types et par marques des plus aux moins recommandables. www.greenpeace.fr   La liste des ingrédients nocifs des cosmétiques se trouve dans le livre de Rita Stiens La Vérité sur les cosmétiques mais aussi sur le site américain www.ewg.org  

Pas de panique ! Des alternatives vraiment naturelles et moins onéreuses que les grandes marques existent. Les fabricants aux labels bio ont ainsi enregistré en 2005 une croissance de 40%.  Bon nombre d’entre eux mettent en avant des extraits de plantes. Les huiles essentielles représentent néanmoins le haut du pavé en matière d’efficacité.  En effet, contrairement aux autres ingrédients qui se contentent d’agir en surface, les huiles essentielles pénètrent jusque dans l’hypoderme (c’est à dire sous le derme) et la circulation sanguine « Les personnes allergiques aux substances odorantes tolèrent bien mieux une huile essentielle pure, que sa substance isolée et synthétisée. » rappelle aussi Rita Stiens.

Le premier geste d’une bonne hygiène de peau reste toutefois l’hydratation et, de fait, l’eau représente au minimum 70% de la composition des crèmes (et jusqu’à 90% !)  Une bonne huile végétale biologique pourra donc avantageusement remplacer des crèmes plus onéreuses. L’alimentation joue aussi un rôle central et c’est la conclusion de Rita Stiens :  « A l’encontre de toutes les promesses publicitaires, les meilleurs produits de beauté sont encore les fruits et légumes et autres aliments frais ». Mais ça, les pubs ne vous le diront pas !


LE MENDIANT
Le pire n’est pas une fatalité. Parlez-en autour de vous…

 
Sources :
Pourquoi certaines crèmes sont-elles si chères, Psychologies Magazine N°260, Février 2007, Ariane Le Febvre, p. 152
Crèmes antirides : Du rêve avant tout, Que Choisir N°444, Janvier 2007, Florence Humbert, p.16    
Danger des cosmétiques : ils savent tout, mais ils se taisent, Pratiques de Santé N°60, 25 novembre 2006, p.2
Sauvez votre peau !, Biocontact N°163, Novembre 2006, Jacques Palz, p.71
Cosmétiques : du paraben partout !, Quelle Santé N°1, Janvier 2006, Patricia Riveccio, p. 6
Cosmétiques naturels et produits bio : faut-il avoir confiance ?, Vivre autrement N°2, Mars 2007, Sophie Laurenceau, p. 88
Rita Stiens, la Vérité sur les cosmétiques, Ed. Leduc, 2006

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Samedi 23 juin 2007 6 23 /06 /2007 06:00

Cela faisait un moment que l’association de consommateurs UFC-Que Choisir ce battait pour ce projet. Il y a deux ans, lors des vœux présidentiels, les Class Actions avaient même reçu le soutien de… Jacques Chirac lui-même en personne !

Qu’est-ce qu’une « class action » ?   « C’est une action judiciaire entreprise par un grand nombre de personnes qui ont toutes subi le même préjudice.»  précise le site www.classaction.fr   Elles existent depuis des années dans les pays anglo-saxons et permettent de limiter drastiquement le champ d’action des arnaqueurs de tout poil. Accessoirement, elles évitent aussi d’engorger la justice…

Le 13 décembre 2006, plus de 12 500 demandes individuelles d'indemnisation - sur des millions de consommateurs floués - ont ainsi été déposés par L'UFC-Que Choisir dans le cadre de l'affaire « cartelmobile » engagée à l'encontre des opérateurs de téléphonie mobiles. En l'absence de possibilité de Class Action, ces 12 500 dossiers ont du être constitués un à un et il a fallu quatre camionnettes pour les transporter au tribunal !  

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Le projet de loi Chatel sur la consommation était loin d’être idéal. Aprement débattu, il avait déjà été bien édulcoré par le lobby industriels: il obligeait toujours  les plaignants à se défendre individuellement en cours de procédure pour obtenir réparation et il multipliait les exceptions:  les dommages corporels, les litiges nés de pratiques anti-concurrentielles, les litiges nés de la formation du contrat et les litiges supérieurs à 2.000 euros… 

Néanmoins, il avait le mérite d’exister et il aurait entraîné un commencement de débat salvateur pour les consommateurs. De plus, il introduisait la gratuité des temps d’attente sur les lignes aux numéros surtaxés des Hot Lines (banques, opérateurs de téléphonie,…) Quand on sait qu’en France, plusieurs centaines de milliers d’abonnés perdent chaque année quelque 7,8 millions d’heures, on ne pouvait que se réjouir d’une telle réglementation.

Las ! Pour d’obscures raisons d’emploi du temps des députés, le texte ne sera finalement pas analysé ! « On s’est fait balader pendant deux ans, enrage Gaëlle Patetta, responsable juridique de l’UFC-Que Choisir. On savait que cela se présentait mal, mais on ne pensait pas que le gouvernement enterrerait carrément le débat… »

Selon Marianne, Nicolas Sarkozy avait exprimé son hostilité au projet, au nom d’un risque de « judiciarisation et de pénalisation du droit économique français ».  S’il est vrai que les abus abondent aux Etats-Unis, il y avait pourtant peu de risque au regard du texte soumis… Plus troublant, on apprend dans le même magazine que « les services de Thierry Breton avaient promis au Medef que le texte resterait à l’état de projet. »  On comprend beaucoup mieux pourquoi les députés ont subitement manqué de temps… et ce, malgré le fait que, selon un sondage CSA , 84% des Français se disent favorables à l'introduction en France d'une action de groupe, 57% jugeant même cette réforme prioritaire.

« Avec ce retrait, le bilan consumériste de la législature est nul et la majorité devra s’en expliquer dans les semaines qui viennent auprès de millions de citoyens floués… » conclut Alain Bazot, le Président de l’UFC.

Au niveau des candidats à la présidentielle, selon le site de l’UFC-Que Choisir, seuls François Bayrou, Marie-Georges Buffet et Ségolène Royal paraissaient déterminés à introduire dans notre droit une véritable action de groupe... sans toutefois y donner un aspect prioritaire. Nous avons vu ce que Nicolas Sarkozy en pensait…


Et maintenant, que faire ? 

En l’absence de loi, les arnaques doivent continuer à être dénoncées et les associations de consommateurs plus que jamais soutenues dans leurs combats en faveur de l’intérêt général. Nous pouvons compter sur leur diligence mais nous avons aussi la responsabilité de nos choix de consommation : la « bonne affaire » en est rarement une !

La pétition en faveur des actions de groupe, initiative des associations de consommateurs CLCV  (http://www.clcv.org/) et UFC-Que Choisir (http://www.quechoisir.org/) est toujours d’actualité et approche des 100 000 signatures : http://www.ensemblenjustice.org/   Bientôt la votre ?

Géré par des avocats, le site http://www.classaction.fr/ permet de s’informer sur le sujet voire d’engager une nouvelle class action… mais semble un peu à la traîne en ce qui concerne l’actualité…


Le Mendiant
Le pire n’est pas une fatalité. Parlez-en autour de vous…


Dossier Système: Des millions de citoyens arnaqués 2007 © Benoît Saint Girons
Dessin Jean Philippe Combaz © Satoriz

 
Sources :
Hot Lines : la gratuité attendra, L’Express N°2902, 15 février 2007, Guillaume Grallet, p.74 Les consommateurs sacrifiés, Marianne N°511, 3 février 2007, p.4
Les consommateurs floués, Le Nouvel Observateur N°2205, 8 février 2007, Doan Bui, p.71    
Les consommateurs abandonnés, Que Choisir N°446, Mars 2007, Alain Bazot, p.65

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