Exploitation: Lexploitation de la malbouffe
1 SCANDALE PAR JOUR : Exploitation
L’exploitation de la malbouffe
Ce que dit la presse :
"Au rayon fruits et légumes, le client trouve le kilo de tomates un peu cher. Le film de Jawad Rhalid prouve que nous n’en connaissons pas le véritable prix. […] En Espagne, une partie de l’agriculture intensive repose sur l’exploitation des sans-papiers. […] Sous les bâches travaillent des hommes, par plus de 40°C. Ils touchent à peine plus de 2 euros de l’heure. A côté des serres, il y a les cabanes, des bâches encore. Les travailleurs s’entassent dans ces bidonvilles que les éboueurs refusent d’approcher. […] Les Espagnols qui dénoncent ce drame sont mis au banc de leur communauté. La tomate prend un goût amer."
Source : Les vergers de la honte, Téléobs N°2219, 17 mai 2007, Louis Morice, p. 42 / Documentaire « El Ejido, la loi du profit », Jeudi 24 mai, 22h45, Arte.

Chine, 2000 © Benoît Saint Girons
Commentaires du Mendiant :
Ne soyons pas chauvins: ce qui se passe à l’étranger se passe aussi parfois chez nous, avec notamment le recours par de grands groupes à des « sous-traitants négriers ». En avril 2003, le magazine Capital relatait ainsi l’exemple des salariés d’une société de nettoyage, principal sous-traitant d’un grand groupe hôtelier : payés 40% de moins, ils devaient nettoyer de 25 à 50% de chambres en plus, ce qui se traduisait par de nombreuses heures supplémentaires non payées…
Le lièvre a été levé et la société a réagi en développant une charte vis-à-vis de ses sous-traitants mais, pour un abus révélé, combien de cachés ? Quelles sont vraiment les conditions de travail de tous les clandestins ? « Disponibles, peu coûteux et dans l’incapacité de réclamer leurs droits, ils sont des salariés "très avantageux" pour leurs employeurs » note François Brun, chercheur au Centre d’étude de l’emploi. (cité par Perrine Cherchève, Tout ce que l’on a jamais osé dire sur l’immigration, Marianne, 15 janvier 2005, p. 58)
Quelques pistes de Consomm’Action :
Passez votre consommation au tamis de l’éthique (voir la section Consomm’Action)… et terminez vos courses… dans les magasins bio ! Les tomates y auront le goût de la tomate et elles ne seront pas gorgés de la sueurs de travailleurs clandestins !
Le Mendiant
Le pire n’est pas une fatalité. Parlez-en autour de vous…