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La crise financière fait sortir le mendiant de sa léthargie...  Reprendra-t-il la plume de manière régulière ?  Il la prendra à chaque fois qu'il aura quelque chose à dire... mais il ne peut se répéter et les deux contes disponibles gratuitement (conte écologique De l'air! et conte alimentaire Bon appétit!) recèlent déjà la plupart des problématiques et des thèmes de la simplicité volontaire du Mendiant. Excellentes lectures et réflexions à tous et dans l'attente de vos commentaires...

Mardi 8 février 2011 2 08 /02 /Fév /2011 07:05

Le blog du Mendiant a accueilli au fil des ans des dizaines de scandales et d’articles contre le système. Aujourd’hui, mon indignation est intacte mais mon approche a évoluée et je me lance dans un nouveau projet , plus constructif: une traduction politiquement incorrecte du Daode Jing (Tao te king) de Lao Zi (Lao tseu). http://www.daodejing.fr

 

Parmi les nombreuses raisons à ce projet, le fait tout d’abord que le message du Daode Jing, texte millénaire, puisse paradoxalement être une réponse aux défis qui affectent la planète et l’espèce humaine dans son ensemble. A la croissance et à l’accumulation, Lao Zi répond par la simplicité et par le vide; au bruit et à la foule, il propose le silence et la réflexion; à la rigidité et à la force, il oppose la souplesse et la faiblesse. Surtout, à une vision binaire, prédatrice et mécaniste du monde, Lao Zi oppose l’Unité fondamentale, la coopération et la biologie. L’urgence justifie une diffusion rapide de ces idées. Le XXIe siècle suivra le Tao ou ne précèdera pas grand-chose…

 

N’oublions pas non plus que le Daode Jing est par essence un texte engagé et militant : Lao Zi quittait un pouvoir corrompu ! Il reste donc éminemment d’actualité et susceptible d’intéresser tous ceux qui aspirent à autre chose, à un autre type de société !

 

 

lao_zi_medium.jpg


 

Mon cheminement m’avait déjà fait croiser la Voie de Lao Zi et le personnage du Mendiant philosophe, développée dans Le Mendiant et le Milliardaire, n’est pas sans rappeler la figure du sage taoïste. Mon essai L’obsession de la performance remettait également en cause la loi de la jungle, le mythe de la croissance ou de la technologie. Traduire et commenter le Daode Jing me permettra donc aussi de continuer à diffuser mes propres idées « politiquement incorrectes », à l’encontre d’un paradigme qui nous mène droit dans le mur.

 

Si la réflexion du Daode Jing conduit rarement sur le dos d’un buffle, elle permet naturellement de prendre de la hauteur et de changer de perspectives. Gravir le Tao, ce n’est pas tant viser le sommet que d’arriver à marcher en se concentrant sur la route, sur chacun de ses pas dans l’instant présent, mais aussi descendre en soi afin de redécouvrir ce que nous devrions tous être (parce que nous sommes biologiquement faits pour cela): en harmonie avec notre nature !

 

 

Je vous encourage donc à visiter le blog et à vous inscrire à la newsletter (section « J’aime ce blog ») afin d’être averti à chaque pas en avant.  Je vous remercie également par avance de toutes vos interactions.

 

Frat’airnellement,

 

Le Mendiant / Benoît Saint Girons
http://www.daodejing.fr
http://www.lemendiant.fr

http://www.lemieuxetre.ch 

 

 

 

Par Le Mendiant - Publié dans : PROPOSITIONS
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Mardi 22 juin 2010 2 22 /06 /Juin /2010 13:55

 


Société de l’esbroufe, du bling bling, du virtuel… Ecrans de fumée financier et politique pour  masquer la déliquescence des valeurs humanistes et morales… « Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond dans le monde » déclare Néo dans le film Matrix, juste avant de s’éveiller à la réalité. Petit tour d’horizon des dernières impostures de cette société Néo…libérale :

 

« Les imposteurs » titrait le journal l’équipe le 18 juin à propos de l’équipe de France de football au prétexte qu’elle avait sombré face au Mexique. Mais la véritable imposture ne serait-elle pas plutôt dans le fait qu’un joueur "vaudrait" plus de 300 smic (Ribery et ses 400 000 euros de salaire mensuel) ou qu’un gamin mal élevé (Anelka et son « va te faire enculer sale fils de pute » adressé à son entraîneur) puisse avoir été présenté comme un « héro pour la jeunesse » au prétexte qu’il sait manier le ballon ?  Imposture de ces athlètes qui foutent leur corps et leur esprit en l’air au nom d’une performance toute relative. Imposture du football qui, sous l’apparence d’un sport, n’est depuis longtemps plus qu’un cirque ! 

 

Les Guignols de l’info (Canal +) pointent judicieusement le parallèle politique : « L’évènement de ce lundi 21 juin, c’est cette équipe de France honteuse, lamentable, qui nous ridiculise dans le monde entier en enchaînant les scandales :

 

- Dans les buts, Brice Hortefeux, Ministre de l’intérieur condamné pour injures raciales.

- Derrière, Christine Boutin, chargée d’une mission fictive pour 9500 euros par mois.

- Eric Woerth ministre du travail et sa femme Florence, pour l’affaire Liliane Bettencourt.

- Christian Blanc, secrétaire d’Etat au Grand Paris qui s’est fait offrir 12 000 euros de cigares par l’Etat.

- Au milieu de cette équipe honteuse, Christian Estrosi, Ministre de l’Industrie, qui a plusieurs appartements de fonction à Paris.

- Fadela Amara, Secrétaire d’Etat à la ville, qui loge ses frères dans un appartement de fonction.

- Roselyne Bachelot qui a nommé son fils diplômé en art à la tête d’une mission sur la santé.

- Alain Joyandet, Secrétaire d’Etat à la coopération, jet privé et permis de construire illégal.

- Et bien sûr, comme dans toute équipe de France, le traitre Eric Besson.

- Enfin, le capitaine et numéro dix, Nicolas Sarkozy : Epad, affaire Karachi, Affaire Bettencourt, bref, un palmarès sans précédent ! »


Impostures, donc, d’un gouvernement d’arrivistes, qui se préoccupent moins de l’intérêt général que d’enchaîner les privilèges aux frais des contribuables. Imposture de la croissance présentée comme seule voie de salut alors qu’un enfant de six ans comprend qu’une « croissance infinie est impossible dans un monde fini. » Imposture de la finance qui multiplie les gains sans qu’il n’y ait plus le moindre lien avec la production de biens. Imposture de la rigueur qui, au prétexte de notations virtuelles par des agences, multiplie le démantèlement d’acquis sociaux concrets

 

Imposture d’un Grenelle de l’environnement et d’un Daniel Cohn-Bendit plus libéraux qu’écologistes. Imposture de multinationales qui, après avoir s’être enrichis en polluant la planète, continuent à s’enrichir en faisant croire à la dépollution de la planète. Imposture du nucléaire vendu comme une « énergie propre ». Imposture de la Prius, présentée comme LA voiture écologiste alors qu’elle requiert deux moteurs au lieu d’un. Imposture des télécologistes qui infantilisent les citoyens avec le robinet d’eau alors que 90% de la pollution est d’origine agricole et industrielle. Imposture de ces médecins ou de l’OMS aux ordres des labos.  (Sur ces différentes manipulations, voir le conte écologique gratuit De l’air !)

 

Imposture du marketing et de la publicité en général qui, loin de faire rêver (Isabelle Giordano, France Inter), favorise complexes et frustrations. Imposture des petits plats cuisinés aux arômes et exhausteurs de goûts délétères.  Imposture de ces restaurateurs et de leur cuisine d’assemblage. Imposture de ces nutritionnistes – au métier non réglementé – qui compliquent la réalité afin de créer la confusion et renforcer le pouvoir de l’agro-alimentaire sur le « temps de cerveau disponible. » (Sur ces différentes manipulations, voir le conte alimentaire gratuit Bon appétit !)

 

Imposture de ce Président d’association qui milite avant tout pour son ego... Imposture de cet architecte au diplôme de maçon… Imposture de cet artisan qui choisit le régime de la micro-entreprise pour masquer sa micro-compétence… Imposture de ce cabinet de conseils dont les conseils méritent les cabinets… Imposture de cet expert en bien-être qui développe du mal-être chez ses partenaires… Imposture de tous ces « oui, je vais le faire » qui se terminent en attentes interminables…

 

Des plus hauts sommets aux méandres de notre quotidien, nous sommes cernés par les imposteurs au point que l’on en vient à se demander s’il est encore possible de faire confiance à qui que ce soit!  Mais attention car peut-être est-ce justement là que réside le piège : banaliser l’imposture au point de la considérer comme normal ; se méfier de tout le monde et au final ne plus oser critiquer personne ?

 

« Comment donc devait-il l’appeler désormais ? Il ne connaissait même pas son nom. Untel était mendiant, médecin ou chef d’entreprise… Mais comment désignait-on quelqu’un qui se faisait passer pour ce qu’il n’était pas ? Un charlatan ? Un usurpateur ? […] D’ailleurs, n’étions-nous pas tous des usurpateurs à des degrés divers ? Ne vivions-nous pas dans l’illusion de l’être parfait qui travaillait encore à son amélioration ? Plutôt que de paraître, il faudrait bien pourtant un jour finir par être… »  (Le Mendiant et le Milliardaire)

 

Que faire ?  La condamnation de l’imposture devrait, je crois, aller de pair avec une légitime indignation. Car la plus grande imposture du système est de faire croire qu’il n’y a pas d’autres alternatives (TINA There is no alternative), pas d’autre choix :

 

Il n’y a pas d’alternative au capitalisme « le pire système à part tous les autres » (Churchill), c’est par exemple ce qu’on voulu nous faire croire nos gouvernants lorsqu’ils se sont précipités aux chevets des banques pour les aider à vite retourner spéculer. 

 

Il n’y a pas d’alternative pour résoudre la faim dans le monde, c’est ce que le lobby agricole aimerait nous faire croire pour poursuivre sa politique productiviste, oubliant de préciser que l’approche biologique permettrait presque de doubler la production dans les pays en développement.

 

Il n’y a pas d’alternative aux OGM. Il n’y a pas d’alternative aux antennes relais. Il n’y a pas d’alternative à la médecine allopathique… Il n’y a pas d’alternative aux ventes d’armes… Il n’y a pas d’alternative à la technologie… Il n’y a pas d’alternative au progrès…

 

Arrêtons-là le déballage d’idioties. Bien évidemment qu’il existe des alternatives mais ne comptez pas trop sur les médias « officiels » pour vous les proposer.

 

Le système nous parle de profit et de rentabilité ?  Répondons par le partage et la solidarité. Le système nous pousse à aller toujours plus vite ?  Retrouvons le contrôle de la lenteur et la vertu de la patience.  Le système nous dit qu’aucun aliment n’est mauvais et qu’il faut consommer de tout ?  Evitons le plus possible la chimie et l’artificiel. Le système tourne à l’avidité et grâce à notre CONsommation ?  Devenons adeptes de la simplicité volontaire !  « Penser, c’est dire non » disait le philosophe Alain.

 

La société de l’imposture tourne grâce à notre argent et c’est par notre pouvoir de choix que nous pourrons l’orienter dans un sens plus constructif.

 

Le moment est venu de se libérer de l’obsession de la performance (livre aux éditions Jouvence) et d’accéder à une réflexion "supérieure" c’est-à-dire véritablement individuelle.   Cessons de nous mettre sur la pointe des pieds et apprenons plutôt à marcher droit. Cessons de regarder constamment en l’air, vers ceux qui ont plus, et apprenons plutôt à apprécier notre hauteur et à être reconnaissant de ce que nous possédons. Cessons de fantasmer au strass et aux paillettes et analysons plutôt nos rêves afin de retrouver le bon goût des fondamentaux : la générosité, l’utilité, l’amour...

 

Nous n’avons pas besoin de plus de choses pour être heureux mais de davantage d’introspection. En dépit des mauvais exemples du système et de nos dirigeants, la seule variable d’importance n’est-elle pas, au final, d’être honnête avec soi-même ?

 

Frat’airnellement,

 

Le Mendiant

www.lemendiant.fr

 

Par Le Mendiant - Publié dans : REFLEXIONS
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Mardi 6 avril 2010 2 06 /04 /Avr /2010 06:01

 

« Ici c’est moi qui commande. Si tu veux continuer à servir, tu obéis ! Et si tu n’es pas content, je te dégage »

 

Remontrances d’un patron de restaurant à l’encontre d’un serveur maladroit ?

 

Non. La menace émanait du Président d’une Association locale lors du repas annuel qui réunissait une centaine de personnes de la commune. Quant au serveur – moi en l’occurrence – il ne pouvait ce soir là se prévaloir que du titre de parent d’élève, de "client" ayant acquitté du prix de son repas, et accessoirement, donc, de serveur bénévole ayant pour tâches de servir et de débarrasser les tables. Je ne faisais même pas partie de l’Association !

 

L’objet du délit ?  Ne pas avoir réclamé aux enfants les tickets repas avant de leur apporter leurs assiettes. Ou plutôt : les avoir réclamé mais ne pas avoir suffisamment insisté pour qu’ils se lèvent presto et aillent illico les récupérer auprès de leurs parents. « Ah la jeunesse, même pas foutu de respecter une procédure de base… »

 

En cuisine, deux "clans" s’étaient rapidement constitués autour de ce fumeux débat: ceux qui considéraient, qu’à neuf heures passées, les enfants devaient être rapidement servis et que les risques d’arnaques ou d’erreur d’assiette – une plus ou moins grosse tranche de jambon – étaient limités, les repas ayant été réglés d’avance et les enfants regroupés autour d’une table spécifique.

 

Et puis les stratifs – comme souvent déconnectés des réalités du terrain – qui voulaient coûte que coûte respecter la procédure: les tickets ou pas de jambon !

 

Le clan des pragmatiques pensait l’affaire réglée lorsque je fus pris à parti par le Président, attiré aux cris d’un quasi « au secours, arrêtez-le, il ne veut pas demander les tickets ! ». Une stratif  avait en effet surgi en cuisine et décrété que non, il n’était pas question de s’adapter aussi facilement aux enfants et à une décision n’émanant pas d’elle. Elle appelait le Président à l’aide… et vous connaissez la suite !

 

La fin se régla à l’amiable : le Président fut informé par plus charismatique que lui de la décision prise de laisser les enfants tranquilles et il nous laissa finalement assurer le service maximum (se chargeant pour sa part du service minimum).  

 

Je vous raconte tout cela non par esprit de vengeance – le Président n’est pas un lecteur assidu du blog du Mendiant – mais parce que cette mésaventure illustre de manière caricaturale plusieurs travers de notre société. Le management par le stress et l’obsession de la performance (NB : titre de mon dernier ouvrage aux Editions Jouvence) sont tellement entrés dans les mœurs que nul ne semble désormais à l’abri du mal-être. Vous pensez passer une bonne soirée tout en rendant service (ceci expliquant cela) ?  Vous vous retrouvez ostracisé à manger seul dans votre coin (avec tout de même, heureusement, quelques sublimes rayons de soleil au féminin)…

 

« Vous donnez peu lorsque vous donnez de vos biens. C’est lorsque vous donnez de vous même que vous donnez vraiment » disait Khalil Gibran mais il mettait aussi en garde contre l’incohérence à travailler tout en faisant la gueule.  Si les pragmatiques semblaient heureux d’être là et s’afféraient gaiement en cuisine ou en salle, les stratifs se donnaient beaucoup de peine pour sourire… tout occupés qu’ils étaient à faire en sorte que plus rien ne dérape. Pourquoi donc faire simple lorsque l’on peut stresser ?

 

La peur de l’erreur est tellement répandue que le repli sur soi et le déni ont remplacé l’ouverture aux autres et l’écoute dans bon nombre d’organisations :

 


  • Vous faites remarquer à une association de garderie – dossier de presse à l’appui – que les graisses hydrogénées ne sont peut-être pas idéale dans les goûters ?  Les documents sont vite enterrés et la Présidente de l’association vous accuse de foutre le bordel et de stresser ses dévoués collègues (la vice-présidente reprendra heureusement le dossier et proposera même de passer à des goûters bio).

   

  • Vous écrivez à la Présidente du Ski Club pour vous étonner de l’inorganisation des cours "débutant" (facturés plus de 200 euros la saison) après avoir – là aussi – donné un coup de main et tout en proposant vos services ?  Vous vous faites insulter par un parent d’élève par retour de mail : « Tu fais quoi dans la vie? Tu donnes de ta personne dans quel club, quelle association ? » 

   

  • Vous êtes flexible et refusez de jouer au con ? Vous échappez de justesse à « l’argument de la force » administrée devant Monsieur le Maire et les enfants du village…

 

 

 

Et demain ? Les excuses ou les remerciements étant apparemment passés de mode, le mieux serait-il de jouer la facilité : ne plus rien dire, ne plus rien faire et progressivement devenir hypocrite et irresponsable ?

 

Le « c’est une association donc nous faisons de notre mieux » est l’excuse habituellement utilisée – et conforme en soi à la philosophie du Mendiant – mais l’argument devrait être nuancé par deux remarques :

 

1. Les services des associations ne sont plus qu’exceptionnellement gratuits et remplacent de plus en plus souvent des tâches traditionnellement dévolues à l’Etat ou aux collectivités locales. Pourquoi donc une garderie sous forme associative ?  Pourquoi des sorties scolaires hors budget éducatif ?  De là à penser que les associations remplaceront un jour la fonction publique et le  bénévolat les fonctionnaires…

 

2. La politique politicienne semble avoir perverti quantité de structures : à défaut de pouvoir être « Calife à la place du Calife », on sera « Président d’Association » et on se constituera un petit réseau autour de sa personne.

 

Or, dans le jeu d’ego, tout le monde sort perdant : le Président vaniteux est vite méprisé, les membres actifs vite éreintés, les bénévoles vite dégoûtés et les donateurs vite agacés devant la multiplication des manifestations et sollicitations financières.  On se rend aux événements mais le cœur n’y est pas et les « merci pour le service » sont l’exception plutôt que la règle. L’absurdité est atteinte lorsque les mamans qui ont préparé les gâteaux sont celles qui les rachètent et expriment leur ras-le-bol : « J’aurais gagné du temps à faire  un chèque ! »

 

Que conviendrait-il donc de faire ?  Il est urgent, je crois, de faire le tri dans ses « bonnes œuvres » et de mettre en pratique son « droit de retrait » si passion et motivation ne sont pas véritablement au rendez-vous (tant de la part des membres que des participants aux manifestations). Toute association n’est pas bonne à suivre et certaines sont évidemment plus fondamentales que d’autres. Or la multiplicité des causes a tendance à diluer la portée des plus essentielles (rarement les plus médiatiques). « Notre époque se caractérise par la profusion des moyens et la confusion des intentions » disait Einstein. Il est urgent de réfléchir à la cohérence.

 

Tout évènement ne mérite pas non plus notre attention ou notre présence. Nous n’avons pas besoin d’être vu ou de participer pour exister, la générosité devrait être discrète selon le principe du « Qui donne ne doit jamais s’en souvenir, qui reçoit ne doit jamais l’oublier » (Proverbe Hébreu) et ce n’est pas dans l’action mais dans la réflexion que se trouve la véritable liberté.

 

Plus fondamentalement, il conviendrait d’accepter le droit fondamental à l’erreur, chez soi comme chez les autres, individuellement mais aussi collectivement. Mal vu en entreprise, cette réalité "naturelle" (« je ne suis qu’un homme ») devrait pouvoir s’exprimer dans le milieu associatif dont l’objet, par définition, est « différent de la poursuite de bénéfices ».

 

Trop de citoyens ne font plus rien par peur de commettre une erreur et d’être mal vu. Remettre l’humain et le dialogue au cœur des associations permettrait de limiter le stress, d’encourager les bonnes volontés et de renforcer la confiance en un autre possible. Une association digne de ce nom ne sera pas un mur mais un pont. Un Président digne de ce nom ne sera pas un chien de garde mais un éclaireur…

 

Amicalement,

 

Le Mendiant

 

 

PS : Croisé quelques jours plus tard, le Président refusa (évidemment) de s’excuser et me notifia qu’il ne voulait plus de moi dans ses manifestations. Pour ne rien voir, le plus simple est encore d’éteindre la lumière et de fermer les yeux…

 

 

 

Par Le Mendiant - Publié dans : REFLEXIONS
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